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lundi 5 janvier 2015

2015 à Montpellier : les priorités des Montpelliérains

Ce que les Montpelliérains prédisent pour l'année 2015 : baisse du taux de chômage, progrès, amour, santé, nature et paix

Comme tous les ans, on est persuadé : l’année prochaine sera plus heureuse que la précédente - ou, au contraire, les voix pessimistes s’associent pour dire que rien ne s’améliora… que tout ne pourrait que devenir pire.

En 2015, cependant, la presse nationale reflète une image positive des Français : plus de cinquante pour cent des interrogés prédisent une année où tout ira bien - ou mieux. Au niveau national, l’optimisme règne. L’équipe de Montpellier Presse Online a voulu savoir, si les Montpelliérains montrent le même taux d’optimisme que les Français en général.

« 2015 sera une année de progrès pour tout le monde. Tout le monde sera plus content que l’année dernière », proclame promptement une dame dans la cinquantaine. Mais ensuite, son sourire s’assombrit un peu pour ajouter avec un ton sarcastique : « C’est logique, parce que 2014 était tellement mauvais, pire n’est plus possible. »

Une autre dame, à peu près du même âge, est moins amère. « On ne peut pas dire que l’année commence bien, je veux dire qu’il y a beaucoup de chômeurs, on est en crise, l’économie va mal. On va pas vivre un miracle du jour au lendemain. Mais j’y crois, oui, la vie deviendra plus facile. On a passé le cap du malheur. »

Un Monsieur dans la quarantaine n’a pas envie de parler de l’économie. « Ce qui compte pour moi », explique-il, « c’est l’état de notre planète. A quoi sert tout l’argent du monde si la terre va mal ? Les gens - et les nations doivent enfin comprendre que la protection de notre planète doit avoir la priorité absolue. Et chacun d’entre nous doit ajouter quelque chose à cette priorité, chacun peut protéger notre planète avec ses moyens. Mais je pense que les gens ont compris. Ils commencent à penser au bien-être de leur environnement naturel. Oui, je suis positif, l’année 2015 sera bien. »

« Avant tout, je pense à mes enfants », répond spontanément une dame un peu en-dessous de 40 ans. « J’en ai trois, deux filles et un garçon, entre cinq et douze ans. Ce qui compte pour moi, c’est leur avenir. Les retraites d’aujourd’hui, le chômage, les difficultés internationales, tout cela ne les regardent qu’indirectement. Pour eux est important ce qui se passera dans dix, quinze ans. Ou, plutôt, ce qui se passera dans les dix, quinze ans à venir, pendant les années qui préparent leur avenir. Cette préparation a déjà commencé - mal commencé - et elle continuera en 2015. Pour le moment, j’ai peu d’espoir que 2015 sera bien pour l’avenir. On verra… »

« Ce que je pense de l’année 2015 ? » réfléchit une dame d’une trentaine d’années. « Bon, d’abord, je vais maigrir, je suis positive. C’est décidé. Après, je trouverai mon job de rêve. Je vais mettre toute mon énergie dans la recherche. J’ai un travail, c'est déjà pas mal, mais il ne me satisfait pas. Peut-être je trouverai aussi l’homme de mes rêves », elle sourit, « mais on ne peut pas tout avoir. »

Un jeune homme - dans les vingt ans - n’est pas content des premiers cinq jours de 2015 : « L’année a déjà très mal commencé », confie-t-il à l’équipe de Montpellier Presse Online, « j’ai pas pu fêter le réveillon avec mes copains, ma copine m’a quitté et ma mère est malade. Mais, peut-être, toutes les mauvaises choses sont derrière moi et le reste de l’année sera meilleur. On ne peut qu’espérer. »

« Ma priorité pour l’année 2015… d’abord j’espère que ma famille et tous mes amis restent en bonne santé. C’est le plus important. » Le Monsieur d’une quarantaine d’année hésite. « Ensuite, le bonheur, l’amour. L’amour est important pour tout le monde - pour vivre heureux. J’espère aussi que la situation en France s’améliora, pour que tout le monde puisse travailler et gagner sa vie. »

Un Monsieur dans la cinquantaine parle également de l’amour. « Je vais vous dire quelque chose », commence-t-il, « tout le monde parle de la crise et du taux de chômeurs et des difficultés. Tout cela est sans importance. Pour vivre bien, il faut s’aimer. Chaque personne a besoin de quelqu’un qui l’aime et qu’elle peut aimer. Il faut aussi aimer les gens dans la rue : toute cette agressivité doit cesser, les gens doivent se sourire, parler ensemble, être gentil l’un avec l’autre. C’est ça l’amour. Si on connaît l’amour, tout le reste vient tout seul. »

Un autre Monsieur, d’une vingtaine d’années plus jeune que le précédent, va encore plus loin : « La crise économique n’est que le résultat des guerres. Nous avons besoin d’hommes politiques, partout dans le monde, qui nous aident à avoir la paix. C’est ça mon désir le plus fort pour l’année 2015 : la paix entre les nations. »

Tandis que la plupart des Montpelliérains parlent des désirs humains - maigrir, assurer l’avenir des enfants, trouver un travail, l’amour et la paix - une dame d’une trentaine d’années pense plutôt aux animaux. « Dernièrement, quelques tribunaux ont compris que les animaux sont des ‘personnages’ comme nous. Qu’ils ont des sentiments, qu’ils connaissent la douleur, la tristesse et le bonheur. Pour l’année 2015, je souhaite que les humains continuent à comprendre qu’ils ne sont pas seuls au monde. S’ils apprennent à respecter les animaux, ils apprennent aussi à respecter les gens de toute condition, de toute origine et de toute couleur. »
Photos et texte : copyright Doris Kneller

mardi 18 mai 2010

La Comédie de la Santé à Montpellier : don d'organes, nourriture saine

Le don d'organes - enjeu de générosité : la Comédie de la Santé à Montpellier, édition 2010

Comédie de Santé, Montpellier"Oui, je suis passée sur la Comédie de la Santé à Montpellier", répond la dame dans la cinquantaine à la question de l'équipe des "Gens de Montpellier". "Ce n'est pas la première fois qu'ils font ça, n'est-ce pas ?" poursuit-elle, "et je trouve ça bien. Les gens, aujourd'hui, ne font pas attention à leur santé. On en parle tout le temps, mais on ne fait rien."

La dame a évidemment raison : déjà en 2009, la ville a présenté aux Montpelliérains une "Comédie de la Santé" qui, tout simplement, avait pour sujet la question du "Vivre en bonne santé à Montpellier". Cette année-ci, par contre, le thème de la manifestation était beaucoup plus spécial : il était question du don d'organes.

"Don d'organes ?", demande une autre dame, un peu plus jeune que la précédente, qui explique que, elle aussi, aurait "fait un tour" sur la Comédie de la Santé. "Non, je ne savais pas. J'ai pensé que ça tournerait autour de la santé en général." - De quels stands se rappelle-t-elle ? - La dame réfléchit. "Il y avait un camion pour faire des analyses. Puis la croix rouge. Je ne me rappelle plus bien." - Et combien des stands y avait-il, à peu près ? - "Je ne sais pas - une quarantaine, peut-être ?"

C'était en effet plus de soixante associations et organismes de la santé qui se sont rassemblés sur la place de la Comédie pour présenter aux Montpelliérains les défis de la santé. On parlait de la bonne nourriture, du diabète, des problèmes de vue et de l'audition, mais on évoquait aussi des problèmes comme le tabac et l'alcool, le manque de mémoire, des questions de poids et des malaises et maladies en relation avec l'âge. Il y avait aussi des associations d'aide comme, par exemple, SOS amitié. "Montpellier doit sa renommée à sa faculté de médecine", soutient Hélène Mandroux, maire de Montpellier, dans l'annonce de la Comédie de la Santé où elle évoque aussi les valeurs humaines (humanité et générosité) liées à un don d'organes. Et : "...quand on dit 'Montpellier', on pense 'médecine'..."

Place de la Comédie, MontpellierCeci est sûr : Montpellier a son mot à dire dans le domaine de la santé. Déjà il y a des centaines d'années, sa faculté de médecine produisait la plupart des médecins des rois. Aujourd'hui, bien qu'il y ait plus de rois en France, elle n'a rien perdu de sa réputation - et réputation oblige...

Mais la Comédie de la Santé ne parle pas seulement des maladies, mais aussi de la prévention. Et ici, l'alimentation joue sans doute un rôle essentiel. Ainsi, ceux qui s'intéressaient à l'alimentation n'avaient pas seulement l'occasion de visiter une exposition qui, plein d'humour, a été baptisé "Comment poussent les nouilles ?", mais aussi le droit de déguster des fruits et légumes et de participer à un quiz sur les fonds de la gourmandise qui n'exclurent pas la santé.

L'idée vient de Didier Allely, un Parisien qui a beaucoup voyagé pour, finalement, atterrir à Montpellier. Il est de l'avis que, de nos jours, une nourriture saine ne pose plus du problème - si on en a envie. Et pour en avoir envie, il faut s'y approcher d'une manière ludique. En plus, il a constaté que beaucoup d'enfants ne savent plus d'où viennent nos vivres. Y en a qui pensent que le lait est fabriqué par les supermarchés, et que les pâtes... poussent sur les arbres.

Ainsi, Didier Allely milite pour que tout le monde - et surtout les enfants - comprennent ce que "manger" veut dire. Qu'ils comprennent que la bonne nourriture n'est pas uniquement bonne pour la santé, mais aussi pour le goût. Bref, il ne veut pas "obliger", mais persuader...

Montpellier et sa Comédie de Santé...et où pourrait-il mieux persuader les gens des bienfaits d'une nourriture saine que sur la "Comédie de la Santé". "Non, je n'ai pas vu la Comédie de la Santé. Je n'habite pas au centre", explique une dame dans la trentaine. "Mais oui, la nourriture saine est très importante pour moi. J'ai deux enfants, et je veux qu'il soit nourris sainement."

Une autre dame, un peu plus âgé que la première, ne voit pas tant de sens dans ce qu'on appelle la "nourriture saine" : "On ne nous vend pas des saletés, ce n'est pas vrai. Tout est surveillé, surtout dans les grandes surfaces. Ceux qui nous racontent qu'il faut manger bio et je ne sais pas quoi encore ne veulent qu'encaisser. La nourriture en grande surface est moins chère et au moins aussi correcte que celle qu'on achète chez les petits producteurs qui ne cessent de parler du 'bio'. Au contraire : les petits producteurs peuvent faire ce qu'ils veulent, avec la nourriture. Personne ne les observe du près."

Un Monsieur dans la quarantaine est de son avis : "Avez-vous jamais essayé de nourrir quatre enfants en bio ? Vous pouvez le faire - si vous êtes l'héritier d'une grosse fortune..."

"Le bio, c'est trop cher", est aussi l'avis d'une dame dans la cinquantaine. - Or, faut il manger bio pour se nourrir sainement ? - "Bien sûr", explique une autre dame, un peu plus jeune. "Le bio est la base de la nourriture saine."

Toutefois, bien qu'on parle beaucoup de la nourriture, bio ou non, pendant ces deux jours de la Comédie de la Santé, le don d'organes reste au centre de l'attention. Une conférence est consacrée à ce sujet, et ceux qui voulaient "voir" avaient la possibilité de visiter une exposition où on pouvait tout apprendre sur les organes et les tissus.
Photos et texte : copyright Doris Kneller