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lundi 8 décembre 2014

Vol et agressions dans les rues de Montpellier

Les Montpelliérains ont peur - pour leurs smartphones

L’époque a changé, nous sommes au milieu de ce qu’on appelle la « crise », les gens sont de plus en plus submergés par le désespoir, la presse en parle, la peur augmente. Beaucoup de temps s’est écoulé - et beaucoup d’événements sont survenus - depuis que l’équipe de Montpellier Presse Online a demandé aux Montpelliérains, s’il faut avoir peur dans les rues de Montpellier. Il est temps, alors, de reposer la question.

« Si j’ai peur dans les rues de Montpellier ? », reprend une dame dans la quarantaine la question de Montpellier Presse Online. « Non, je n’ai pas vraiment peur, je crois que Montpellier est une ville relativement sûre, comparée à d’autres. Mais il faut faire attention, ne rien risquer. »

Qu’est-ce qu’on risque à Montpellier si on ne fait pas attention ? « D’être volé », répond une jeune dame. « Si on ne fait pas attention, ils arrachent tout ce qu’on a dans la main, le portable, le sac à main… »

La jeune n’est pas la seule à avoir peur pour son téléphone portable. « L’autre jour j’ai attendu le tram à la station rondelet, vers 13 heures, c’est-à-dire en plein jour, entourée d’au moins 10 ou 15 personnes », raconte une dame d’environ cinquante ans. « Je me sentais en sécurité pour consulter les mails sur mon smart-phone. » Mais avant que quiconque puisse réagir, un jeune homme se plante devant elle, lui arrache son téléphone et s’enfuit. « Le tout a duré une demi-seconde, pas plus. Les gens autour de moi sont restés bouche bée. »

Un professionnel ? « Probablement », commente la dame. Et plusieurs personnes interrogées par Montpellier Presse Online sont du même avis. « Non », commente un Monsieur qui, selon ce qu’il dit, vit à Montpellier « depuis toujours ». « Non », répète-t-il, « Montpellier n’est pas une ville dangereuse proprement dit. Mais il y a tant de jeunes maintenant qui n’ont pas de travail et ne savent pas quoi faire de leur temps. Ils font des bêtises, volent et importunent les gens. Ils ont une agressivité profonde qui se décharge contre tout et tous dès que l’occasion se présente. »

« Mais », continue-t-il, « il y a aussi des professionnels parmi eux. Je pense même qu’ils ont un véritable cercle de formation, chacun donne ses tuyaux à l’autre, et chacun peut se perfectionner. Contre eux, personne n’a une chance. Mais ils ne ciblent que des gains matériaux. Ils veulent ce qui leur apportent de l’argent, pas blesser les gens. Si quelqu’un est blessé par eux, c’est accidentel. »

Encore un point sur lequel la plupart des Montpelliérains interrogés sont d’accord. « Je n’ai pas peur d’être blessée dans les rues de Montpellier », déclare par exemple une dame dans la quarantaine, « mais j’ai peur pour les choses que je porte avec moi. Quand je sors le soir, j’évite d’avoir des objets de valeur avec moi. Le mieux est sortir même sans sac. Cela évite le vol. »

Un jeune homme partage son avis. « Ils veulent du fric. Ils ne violent pas de petites filles et ils ne frappent pas les mémés. »

Qui sont les « ils » que tout le monde semble connaître, mais qui personne ne nomme ? « Des Maghrébins », répond une femme dans la soixantaine et « des Arabes » renforce un Monsieur de quelque cinquante ans. Et ils ne sont pas les seuls à rejeter toutes les fautes sur ces jeunes nés en France, mais dont la peau mate révèle qu’ils ne sont pas nés de parents normands. « J'ai horreur d'eux, c'est tous des criminels » et « qu'ils rentrent chez eux », sont d'autres voies de ce genre.

« Toutes les nations ont besoin d’une brebis galeuse », philosophe un jeune homme qui fait partie de ceux « dont la seule existence évoque déjà tous les maux du monde ». « Pour les uns, ce sont les juifs, pour les autres les noirs ou les blancs. Ici, c’est nous, les jeunes Maghrébins. C’est ça la vie. Elle frappe toujours quelqu’un. On est toujours coupables, peu importe si on a fait quelque chose ou non. »

Un Monsieur (d’origine parisienne) dit plus ou moins la même chose : « On montre à ces jeunes dès leur enfance qu’on se méfie d’eux. Force d’être soupçonnés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis, ils se disent que c’est pareil : ils sont déclarés coupables de toute manière. Autant en profiter pour de bon. »

Mais le terme « Maghrébin » ou « Arabe » n’est pas dans la bouche de tous les interrogés. Une dame dans la soixantaine déclare que « c’est des bêtises. C’est des jeunes, oui, mais des Français, des Espagnoles, des Maghrébin, tous des gens nés en France, des copains qui ne croient plus à rien. Alors ils volent, indépendamment de leurs origines. »

Une Lycéenne de 16 ans fait le point. « Il n’y a pas 36 solutions. Il suffit que ceux qui ont le pouvoir partagent un petit peu de leurs millions avec le peuple, et ils peuvent créer un avenir pour tous les jeunes. C’est facile, mais ils n’en ont pas envie.
Photos et texte : copyright Doris Kneller

mardi 5 janvier 2010

Montpellier, place de la Comédie : les Montpelliérains et leurs téléphones portables

Entre Comédie et Corum : un "reste" de Noël - les vœux de nouvel an

Noel sur la Comédie, MontpellierPlace de la Comédie, Montpellier, mardi après les fêtes. Il est midi. La vie quotidienne a repris ses droits, Noël et le nouvel an, tout cela est oublié. - Vraiment ? Non, pas vraiment. Car encore, on se souhaite la bonne année. Quelques distraits répondent, l'air un peu coupable, "ah oui, bien sûr, bonne année, j'ai commencé à oublier…", mais la plupart des gens le souhaite à droite et à gauche, parfois sans réfléchir, parfois avec le sourire.

Noël à MontpellierCependant, ce n'est pas tout qui, toujours, nous rappelle les fêtes. Nos téléphones portables diffusent toujours ce petit signal ou la mélodie douce qui annonce qu'un autre message est arrivé. Moins souvent, bien sûr, que la semaine dernière, mais les "meilleurs vœux" sont toujours expédiés.

Parce que, maintenant, "on" envoie ses vœux par SMS via téléphone portable. Certes, la France n'a pas encore atteint des chiffres japonais - 328,43 milliards SMS envoyés pendant les fêtes - mais on s'approche : 500 millions de vœux diffusés par SMS uniquement le 1e janvier. Cela n'est pas si mal pour la France, c'est-à-dire un pays où il y a toujours des gens qui se déclarent "très critiques" envers tout ce qui est nouvelle technologie.

Mais où, par rapport à ces chiffres, se situent les Montpelliérains ? Utilisent-ils aussi le portable pour souhaiter la bonne année ou est-ce plutôt un phénomène du Nord de la France ?

"Oui", la jeune femme debout devant la fontaine des trois Grâces, sur la place de la Comédie, éclate de rire, "je suis comme tous les Français. J'ai envoyé mes vœux par SMS." Comment a-t-elle fait ? "J'ai écrit un texte agréable et, par l'agenda de mon téléphone, je l'ai envoyé à tout le monde."

Brasserie le Dôme, Montpellier"Moi aussi," consent un jeune homme et, immédiatement, il sort son i-phone pour le montrer à ceux qui veulent le voir. "Et c'est génial. Ça prend juste trois minutes, et tous mes amis ont mes vœux. Je n'oublie personne et personne n'est fâché. Avant...", il sourit, "c'était différent."

Une dame, la trentaine, n'est pas d'accord. "Il est vrai, votre agenda n'oublie personne. Mais vous-même, vous ne pensez plus jamais à vos amis. Vous cliquez sur la touche 'tous' et c'est tout." Le jeune homme proteste : "Mais non, je pense à mes amis, bien sûr", mais sa copine qui, jusqu'à maintenant, ne s'est pas mêlée de la conversation s'y oppose. "Non, Madame a raison. Tu ne sais même plus à qui tu as envoyé des vœux. Tu laisses faire ton agenda."

Et la dame si critique, n'a-t-elle pas utilisé son portable pour envoyer des vœux ? "Oui, bien sûr", elle sourit, moi aussi, j'ai cette maladie. Mais je n'envoie jamais des SMS de masse. Chacun a droit à son propre petit message."

Un monsieur autour de la soixantaine hausse les épaules. "Non, je n'ai pas de portable. J'en ai pas besoin." Et comment envoie-t-il ses vœux ? "Par la poste. J'achète des cartes, et je les écris. Une à mon fils, une à ma fille, une à ma sœur…" Le jeune homme qui a toujours son i-phone dans les mains le regarde d'un air sceptique. "Et vous envoyez un texte différent à chaque personne ?" Le monsieur hésite, pris au dépourvu. "Euh, oui, c'est-à-dire, non, pas forcément. Mais…"

Place de la Comédie, MontpellierLe marché de Noël n'occupe plus l'Esplanade de Montpellier. Mais les Montpelliérains qui se promènent entre la place de la Comédie et le Corum n'ont pas encore oublié les fêtes. "Mes vœux ?", répond une dame dans la quarantaine. "Je les ai envoyé par e-mail. Par carte de voeu électronique. On peut avoir tout genre de motif et souvent, ils sont très amusants." Le téléphone portable ? "Non, c'est rare que j'envoie un SMS. C'est trop compliqué."

Pense-t-elle que les Montpelliérains utilisent le téléphone portable autant que les Parisiens ? "Bien sûr, peut-être même plus. Parce qu'à Montpellier, il fait beau et les gens sont dehors. Là, on a automatiquement besoin de son portable."

Place de la Comédie à Montpellier : deux jours avant Noël...
Noël à Montpellier : bonne ambiance sur la Comédie et l'Esplanade
Marché de Noël : Montpellier se prépare
La ville de Montpellier à l'ère "avant"... le marché de Noël
Photos et texte : copyright Doris Kneller

mercredi 11 novembre 2009

Un réseau restaurant sur portable pour Montpellier

Montpellier aura bientôt son réseau restaurant sur téléphone portable.

Vive le progrès de la technique internet ! Les visiteurs de Montpellier n'auront bientôt plus besoin de chercher péniblement le restaurant qui leur convient, au moment où ils auront faim : il suffira de prendre le téléphone portable, de taper le genre de restaurant qui leur fera envie - brasserie, pizzéria, nouvelle cuisine,... tout ce qu'on peut trouver à Montpellier - pour pouvoir comparer les cartes des divers restaurants. Et tout y sera : les desserts, les menus, la carte des vins,... un plan pour trouver l'établissement, les heures d'ouverture et même un formulaire de réservation qu'on pourra remplir et envoyer directement de son téléphone portable, sans passer par un ordinateur branché sur Internet.

Avec ce réseau, Montpellier prouvera de nouveau son sens de la modernité : les restaurateurs de la ville seront parmi les premiers à utiliser la technologie du téléphone portable au service des affamés.