Terre d'accueil pour les écrivains - François Rabelais, Paul Valéry, André Gide, Léo Malet... et les autres

Message publicitaire ou non, la mairie n'a pas tort. Montpellier a effectivement toujours attiré des écrivains. Il y a, par exemple, François Rabelais. Bien qu'il soit beaucoup plus connu comme médecin - médecin qui a "révolutionné" la science de son époque - il fut aussi écrivain. Qui n'aurait pas lu son "Gargantua" et le "Pantagruel" qu'il publia sous le pseudonyme d'Alcofribas Nasier, nom fantaisiste qui est, tout simplement, l'anagramme de François Rabelais.

Ensuite, il y avait évidemment Paul Valéry qui commença ses études à Sète pour, en 1884, s'inscrire à un lycée de Montpellier. Il avait la chance d'être un bon moment à Montpellier - ou plutôt à Palavas-les-Flots, où l'on fêtait pour la sixième fois le centenaire de l'université de Montpellier.
Et, emporté par les grands noms d'écrivains qui coururent les rues de Montpellier, qui pourrait oublier André Gide et son fameux oncle Charles, ce Montpelliérain ? Ce fut son jardin avec ses chênes verts et ses lauriers que son neveu décrivit avec tant d'enthousiasme dans son autobiographie "Si le grain ne meurt".
Puis, n'oublions pas Jean-Jacques Rousseau qui adora le paysage autour de Montpellier et la beauté de la ville, mais qui, après quelques semaines, partit plutôt déçu. Il était venu pour deux raisons : faire soigner sa maladie de cœur et entamer des études de médecine. Or, sa maladie de cœur ne put pas être guérie avec les moyens plus ou moins classiques de son médecin : Docteur Fizes, à l'époque spécialiste des maladies du cœur, ne connaissait pas de remède contre cette sorte de souffrance qui fut infligée à son patient par une dame qui ne partagea pas ses sentiments. Et, quant à ses propres études de médecine, Jean-Jacques Rousseau se rendit compte que "l’horrible puanteur des cadavres qu’on disséquait", comme il l'écrit dans ces Confessions, lui fut "impossible de supporter".
Et qu'en pensent les Montpelliérains d'aujourd'hui ? - "Si je connais un écrivain qui a passé son temps à Montpellier ?" Le jeune homme réfléchit. Ensuite, un grand sourire gagne son visage. "Mais bien sûr : Léo Malet." - Que peut-il dire sur cet écrivain ? - "Il a écrit des policiers. Nestor Burma."

Lorsque l'équipe des Gens de Montpellier veut savoir si elle a l'intention d'aller à la Comédie du Livre, elle répond immédiatement : "Mais bien sûr. Je ne rate jamais un seul jour de la Comédie du Livre. Les manifestations autour de la Comédie n'ont qu'un seul désavantage : il faut choisir où on va. Il y en a toujours plusieurs en même temps. Et rien de plus fascinant, et dangereux pour ma bourse", nouveau éclat de rire, "que visiter les stands de livres."
Photos et texte : copyright Doris Kneller
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