Dernier défilé des écologistes à Montpellier avant la fin du sommet à Copenhague
Rappeler encore une fois aux dirigeants ce que les peuples attendent d'eux - ceci était l'objectif du dernier défilement des associations et partis écologistes à Montpellier avant la fin du sommet de Copenhague. La date de ce défilé n'était pas choisi par hasard : elle tomba juste la veille du "grand jour de la forêt" de dimanche. 


L'importance de la forêt dans le cadre d'un sommet sur le climat mondial est évidente - même l'ancien président des États-Unis, Bill Clinton, aurait dit que ce qu'ils feraient "serait important" et qu'il faudrait "continuer le travail"... - Toutefois, selon les écologistes de Montpellier, il ne suffit pas de "continuer", mais il faut être concret - et cela très rapidement. Mais ils ne pensent pas seulement au "monde", c'est-à-dire aux endroits un peu vagues, loin d'ici. "C'est dans la région même qu'il faut commencer, à Montpellier."
Plus ou moins tout le monde est d'accord que Montpellier est privilégié par rapport à ses transports publics. "Mais cela ne suffit pas", se fâche un membre du public "sans parti, mais particulier", "à quoi bon d'avoir deux ou trois trams à Montpellier si, ailleurs, il n'y a rien ?" Et un autre confirme : "Même à Montpellier, le tram n'est pas là pour tout le monde. Ceux qui habitent en dehors du trajet doivent toujours prendre leur voiture, surtout le soir."Autre exigence : arrêter l'utilisation des autoroutes en faveur du développement du ferroutage. Puis, il faudrait stopper le financement des compagnies aériennes "low cost" par les collectivités. Et, bien sûr, développer les énergies renouvelables. Il fut évidemment aussi question de l'implantation de l'Agrexco dans le port de Sète : "L'Agrexco", commente une jeune femme, "c'est un crime contre l'écologie et contre la justice entre les peuples"…



Photos et texte : copyright Doris Kneller






Et, sans doute, il est temps de prendre les bonnes décisions. Le réchauffement climatique n'est pas une légende. Si les nations ne signent - et respectent - pas un engagement pour le stabiliser à un maximum de deux degrés, la survie des espèces, et donc de l'humain, ne sera plus assurée. Comme l'a expliqué Thierry Salomon, expert des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, lors du dernier
Selon les diagnostics des scientifiques, cette tendance vers un climat extrême s'intensifiera de plus en plus. Chaque année, elle se fera un peu plus remarquer, à l'hémisphère Sud, mais aussi au Nord… si l'humanité ne fait rien. Le sommet de Copenhague donne une chance sérieuse de stopper la course contre la santé de la planète. Et c'est pourquoi Montpellier a fait du bruit...

Thierry Salomon, expert des énergies renouvelables ainsi que de l’efficacité énergétique, a parlé des impacts du changement climatique sur la vie quotidienne. Il faudrait prendre l'habitude de forts changements climatiques et, notamment dans des zones plutôt chaudes telles que la Méditerranée, des longues périodes de canicule. Dans son exposé très clair et compréhensible, Thierry Salomon a fait comprendre qu'il serait nécessaire de réduire les émissions CO2 de 80 pour cent - alternativement, l'effet de serre entraînerait des changements climatiques irréversibles d'ici 2050. Tout, a-t-il souligné, se jouerait dans les cinq ou six années à venir.
Christian Dupraz, chercheur à l’INRA spécialisé en agroforesterie, a exposé les conséquences du réchauffement climatique sur l’agriculture locale. Comme les humains, les plantes auraient certains besoins en chaleur et froid. S'il ne ferait pas assez froid, certaines plantes comme, par exemple, le blé, ne démarreraient pas. Au-delà d'une certaine température, par contre, les plantes seraient exposées à un stress thermique. Pour d'autres plantes, telles que la vigne, les amplitudes diurnes joueraient un rôle très important.