Le troisième rang dans le palmarès des villes étudiantes : Montpellier et son université
Ce n'est pas un secret : Montpellier est fier de sa tradition étudiante. C'est avec plaisir que les Montpelliérains citent les noms de ces hommes qui ont fait leurs études dans leur ville et dont, aujourd'hui, on se rappelle toujours : Auguste Comte, Joseph Blayac, François de la Peyronie, Paul Valéry...Or, cet enthousiasme des "anciens" étudiants ne révèle évidemment rien sur ce que Montpellier offre à ses étudiants d'aujourd'hui. Ce plaisir de faire des études dans notre ville, persiste-t-il ?
Si l'on fait un petit sondage auprès les étudiants, les réponses sont satisfaisantes. "Pour moi, Montpellier est la capitale de la culture. Il y a tout - théâtre, opéra, des conférences, des fêtes..." Et le plus important : "Même si on n'a pas beaucoup d'argent, on trouve toujours des occupations sympas." Selon les étudiants, personne ne reste seul à Montpellier : "Cela fait deux mois que je suis ici, mais j'ai déjà plein d'amis. Il est facile de se faire des connaissances ici, dans le Midi."Ceci compte pour les étudiants que l'on rencontre dans les rues de la ville... Mais les autres ? Sont-ils aussi contents ? - Une étude récemment publiée par le magazine "L'étudiant" nous donne la réponse : pour les étudiants, Montpellier est troisième dans l'éventail des villes universitaires de France. Il n'y a que Toulouse et Grenoble qui la devancent.
L'étude a appliqué 38 critères différents, dont la culture, le logement, la qualité des études etc. En ce qui concerne la culture, Montpellier est clairement la première des villes de taille moyenne : aucune ville française comparable ne propose un choix culturel aussi large que Montpellier. Les étudiants interrogés parlent du quartier Saint Anne, avec ses petites rues agréables et son grand choix de restaurants et bars dont beaucoup qui sont accessibles même aux budgets restreints. Mais ils citent aussi les films - par exemple le Festival international du cinéma méditerranéen -, le festival ANIMaSUD ou les discothèques et d'autres Mecques de la musique.Côté logement, par contre, Montpellier laisse à souhaiter. Les chambres et appartements sont rares et généralement trop chers. Ceux qui sont moins chers offrent souvent une qualité inacceptable. Si Montpellier n'est que troisième sur la liste des villes préférées des étudiants, la situation du logement y joue certainement un rôle essentiel. Il est vrai qu'il y a des appartements en dehors de la ville - mais comment y accéder si l'on n'a pas de voiture...?
Mais le "rayonnement international", comme l'appelle l'étude, est excellent à Montpellier qui, dans ce point, est devenu huitième. "C'est fabuleux", s'exclame une étudiante. "Quand on se promène dans les rues, on a l'impression d'être dans un véritable Babel : on entend toutes les langues du monde..."Toutefois, les qualités "environnement" de Montpellier n'arrivent pas à persuader les étudiants. Sous l'aspect "écolo", la ville n'atteint que le douzième rang. Lorsque, dans les rues, on pose la question si Montpellier est une ville écologique, on ne reçoit que des haussements d'épaules ou des "Je ne crois pas".
Et pourtant, Montpellier a son tram, un moyen de transport écologique et pratique en même temps. C'est la raison pour laquelle la ville est troisième en France pour les transports. C'est uniquement le comportement des conducteurs des bus qui est souvent critiqué : "Quand on traverse une rue et un bus tourne le coin, on doit courir pour sauver sa vie. Un chauffeur de bus à Montpellier ne s'arrête jamais pour si peu qu'un homme qui traverse une rue..." Et quand on court pour attraper un bus ? "Il y a des chauffeurs qui sont gentils. Mais d'autres se font un plaisir d'attendre jusqu'à ce qu'on arrive devant la porte pour la fermer à la dernière seconde."
Il est certainement vrai que les grandes industries ne sont pas situées à Montpellier - ce qui, d'ailleurs, ajoute certainement à sa qualité de vie. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des jobs en ville : sur la liste des villes avec les meilleures possibilités de travail, Montpellier figure à la sixième place.
Photos et texte : copyright Doris Kneller
Edward Young, un poète anglais du 17ème siècle, était connu pour son ironie. Dans ses "satires morales sur la passion universelle" il se moquait des grands et des riches de son époque. Mais il savait aussi s'assurer leur bienveillance et, grâce à eux, il ne souffrait jamais du manque de luxe et d'argent.
Toutefois, l'œuvre qui a fait durer sa gloire, en Angleterre et ailleurs, n'a rien en commun ni avec ses glorifications des rois et des courtisans ni avec ses poèmes sarcastiques. "La Plainte", des pensées nocturnes sur la vie, la mort et l'immortalité, est, comme disent les critiques, un cri de tristesse, une grosse larme qu'il pleure pour la fille de sa femme, Elisabeth Lee-Temple, morte loin de chez elle - et enterrée, comme dit la légende, au Jardin des Plantes à Montpellier, au Tombeau de Narcisses.
Déjà les noms des lieux sonnent romantiques : tombeau de Narcisse, arbre à messages, lac aux Nélombos,... Ce n'était qu'au 19ème siècle que Charles Martins fit ajouter au Jardin des Plantes ce petit bassin pour les Lotus. Mais depuis le jour de la création du jardin, Montpellier est devenu refuge pour beaucoup d'espèces rares qui, sans lui, n'auraient pas pu survivre. Mais ce qui, surtout, a bâti sa réputation est l'idée de Pierre Richer de Belleval, d'en faire une véritable "pharmacie naturelle".
L'aspiration du roi Henri IV qui, initialement, soutenait le projet de Richer de Belleval était la création d'un jardin des simples. Mais Richer en voulait plus - il voulait un Jardin botanique. Et c'est pourquoi il a pu attirer tout ceux qui, à l'époque, avaient un nom dans la botanique. C'était grâce aux plantes médicinales que Pierre Magnol a, finalement, pu travailler au Jardin des plantes, et c'était elles qui ont attiré Guillaume Rondelet, François de la Peyronie…