Ces grands hommes qui ont étudié à Montpellier

Un exemple : Paul Valery, le poète - qui lierait son nom à celui de la ville de Montpellier ? Et pourtant : "C'est à Montpellier que j'ai vécu les jours d'adolescence qui, dans toute ma vie, décident de l'avenir de l'esprit." Le jeune Paul Valery ne fit pas seulement ses études à Montpellier, il était aussi membre de la fameuse AGEM, l'Association Générale des Étudiants de Montpellier. Et c'était dans le bulletin de l'association où, en 1888, on pouvait lire ses premiers poèmes.
Et il semble que Montpellier ait vraiment impressionné ce jeune homme plein de talent : "Je n'ai guère fait par la suite que développer des impressions reçues dans les jardins et les vieilles rues de notre charmante cité, et des idées nées dans son air intellectuel."

Un autre membre de l'Association Générale des Étudiants de Montpellier : Bernard Pons. Mais, au contraire de Paul Valery et de Jean Moulin, il ne se contenta pas d'être un simple membre. En cinquième année de ses études de médecine, en 1950, le futur ministre sous Jacques Chirac fut élu président de l'AGEM. Parallèlement, il devint président de la Corporation de Médecine. Mais il se fit remarquer surtout par l'organisation d'un des premières grèves qui préparèrent les années 68 : la grève des… cinémas de Montpellier.
Nostradamus - oui, lui aussi passa à la faculté de médecine de Montpellier - avait moins d'idées révolutionnaires que son camarade d'études du futur. Il avait pour but principal de gagner de l'argent, et cela le plus rapidement possible. Fils de paysan, il avait surtout envie de se sortir de sa misère. C'est pourquoi, à peine entamé ses études, il se fit embaucher par une pharmacie - et chassé de l'université. Car à l'époque, les médecins et les "apothicaires" étaient des ennemis déclarés. Chacun accusait l'autre d'être des charlatans.
Ainsi, il était strictement interdit aux étudiants de la médecine de travailler pour un de ces ennemis apothicaires - ce qui n'impressionna pas beaucoup le jeune Nostradamus qui, au contraire de beaucoup de ses camarades, avait besoin de gagner son pain. Toutefois, même l'ordre de quitter l'université des "médecins honnêtes" ne l'intéressa pas beaucoup. Ses capacités de persuasion et de communication étaient déjà assez bien développées pour discuter avec les maîtres de l'université. Quelques mois plus tard, on l'aperçut de nouveau au campus, dédié comme toujours à ses études.
Photos et texte : copyright Doris Kneller
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