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mercredi 25 février 2015

Journée gymnastique Montpellier - une idée qui circule

Les Montpelliérains ne se sentent plus en forme : une journée de la gymnastique en vue ?

Personne ne l’a dit, mais tout le monde le répète : il faut une journée de la gymnastique à Montpellier. Ou même plusieurs. « Au moins pour une journée, on devrait oublier la voiture, les bus, les trams », rêve une dame dans la quarantaine, « et aller à pied. A chaque coin de Montpellier, on devrait trouver des animateurs qui, en passant, nous font faire un peu de gymnastique : quelques génuflexion, s’étirer,… »

Selon les sondages entamés par l’équipe de Montpellier Presse Online dans les rues de la ville, trois sur cinq Montpelliérains ne se sentent pas en forme. Les salles de gymnastique à Montpellier sont plus ou moins fréquentées, c'est-à-dire un peu plus que les dernières années, mais la plupart des interrogés, peu importe leur âge, avouent de ne pas bouger assez.

« A l’époque, j’ai habité derrière la gare », raconte par exemple une dame dans la cinquantaine. « J’étais donc très près du centre de Montpellier. La plupart du temps, pour aller quelque part, ça ne valait pas la peine de prendre le tram. J’ai donc beaucoup marché, d’un côté de la ville à l’autre. Mais maintenant, j’habite à l’extérieur, et je suis toujours obligée de prendre le tram qui, en général, me dépose devant les portes des endroits où je veux aller. Je ne marche alors presque plus. »

Une autre dame, un peu plus jeune que la précédente, parle elle aussi du tram. « Pour aller au centre de Montpellier, je n’utilise jamais la voiture, faute de parkings. Généralement, je prends le tram. Mais depuis qu’il est en grève tout le temps, je préfère marcher au lieu d’attendre une demi-heure et plus. Merci le tram, il me fait bouger, merci pour ma santé. »

Un Monsieur dans la quarantaine pense que le manque d’exercice serait un phénomène typique de notre société. Selon lui, nous sommes les victimes du manque de temps et de la perfection : « Il y a toujours un moyen de locomotion pour aller du point A au point B », explique-t-il. « Le plus souvent la voiture ou, si on ne peut pas prendre la voiture, un train, un bus ou un tram. On n’a même pas l’idée d’aller à pied, vu que les moyens de locomotion sont toujours plus rapides. La rapidité est importante, de nos jours. On n’a jamais assez de temps pour choisir une solution plus lente. En plus, se servir des moyens de locomotion est si simple et commode. Qui, de nos jours, voudrait encore faire des efforts, sauf en cas de besoin réel ? »

C’est une dame d’une trentaine d’années habitant, comme elle révèle à l’équipe de Montpellier Presse Online, le « quartier le plus actif » de Montpellier, Figuerolles, qui mentionne la première l’idée d’une journée gymnastique. Malheureusement, elle ne se rappelle plus de la personne qui lui en a parlé, « mais c’était certainement sur le marché de Figuerolles. Une des filles actives dans le comité du quartier. Je ne me souviens pas où est quand la journée doit être organisée - ou si ce n’est qu’une idée vague, à l’heure qu’il est. »

Projet en voie de réalisation ou idée vague - l’idée d’une journée de gymnastique à Montpellier plaît à tout le monde. Et beaucoup de Montpelliérains ont des idées à ajouter. « On pourrait se mettre d’accord avec les trams », propose une dame dans la quarantaine, un peu ironique. « On organisera une journée gymnastique le jour d’une grève. Comme ça, on peut être sûr que tout le monde participera - car tout le monde sera obligé d’aller à pied. »

« Un après-midi de gymnastique sur l’Esplanade », suggère, plus sérieusement, une autre dame du même âge. « De préférence un samedi, pour que tout le monde puisse participer. »

« Les gens pensent », réfléchit un Monsieur d’une trentaine d’années, « qu’on s’ennuie avec la gymnastique. C’est sur ce point qu’une journée gymnastique devrait travailler : proposer plein d’exercices qui font plaisir. Bouger, ce n’est pas seulement bien pour la santé, mais fait aussi plaisir. On peut s’exercer à plusieurs, s’encourager l’un l’autre et trouver des amis. »

Une autre dame dans la quarantaine a également entendu parler de l’organisation d’une journée gymnastique : « Des amis m’ont dit qu’un tel projet sera réalisé dès que les subventions nécessaires seront accordées. Mais, » ajoute-t-elle en réponse à la question de Montpellier Presse Online, « ils ne m’ont pas dit qui s’en occupe. Peut-être le ministère des sports ? »

Pour le moment, l’idée reste alors dans le vague. A suivre…
Photos et texte : copyright Doris Kneller

jeudi 15 janvier 2015

Gymnastique à Montpellier : la gymnastique dans toutes ses formes

Pour les Montpelliérains, la gymnastique est-elle un simple sport, une expression du corps ou un exercice spirituel ?

Pour beaucoup de Montpelliérains, l’hiver est la saison de la gymnastique. « C’est un sport qu’on peut exercer dans la salle », explique une dame dans la quarantaine, « depuis toujours fan » de toute sorte de gymnastique. « En été, les gens préfèrent être dehors. La gymnastique se fait aussi à la plage ou à d’autres endroits où on a la place, mais en général, c’est un sport de salle. » Elle aime tant la gymnastique qu’elle ne comprend pas les gens qui ne s’y intéressent pas : « Il n’y a pas d’autre sport qui est si varié. Gymnastique n’est pas gymnastique. Il y en a pour tout le monde. »

Face au faible chiffre des gens accros à la gymnastique à Montpellier, l’équipe de Montpellier Presse Online voulait savoir, si les Montpelliérains sont informés de cette variété dont parle la dame amoureuse de la gymnastique. Les premières réponses étaient décevantes : la plupart des personnes interrogées ont haussé les épaules ou lancé des phrases : « La gymnastique, c’est la gymnastique. » ou « C’est plier le corps, faire des pompes, lever les jambes,… » Mais personne n’était au courant de la différence entre les diverses formes de la gymnastique.

Jusqu'à ce que, Montpellier Presse Online tombe enfin sur un expert, un Monsieur d’une cinquantaine d’années qui, comme la dame, fait la gymnastique « depuis toujours » : « Pour les gens de mon âge, il est préférable de se contenter de la gymnastique douce. Elle nous aide à garder la forme, mais elle n’est pas trop dure pour un cœur peut-être déjà un peu faible ou des jambes lourdes. » 

Gymnastique pour se maintenir en forme - est-ce « un truc de vieux », comme l’appelle un jeune de quelque 17 ans qui, « conforme à mon âge », préfère le vélo ? « Non, je ne crois pas », répond une dame d'une vingtaine d'années. « Je n’ai pas envie de faire du sport, ni envie ni le temps. Mais la gymnastique, ça va, ça ne demande pas trop d’effort, et ça aide à garder la ligne. »

« Moi je fais la gymnastique rythmique », répond un Monsieur d’une trentaine d’année à Montpellier Presse Online. « Je sais », ajoute-t-il rapidement, « c’est rare qu’on homme aime la gymnastique rythmique, mais je ne suis pas le seul. Elle lie le mouvement du corps à la musique, bien que la musique ne domine pas, comme dans la danse, mais le corps. Le corps ne s’exprime pas en suivant la musique, mais à l’aide de la musique, c’est différent. La musique au service du corps. En plus », dit-il encore comme si il avait besoin de se défendre, « depuis 1984, la gymnastique rythmique est un sport olympique. Il est alors normal qu’elle est exercée par des femmes et par les hommes. »

Une dame d’à peu près le même âge qui, elle aussi, pratique la gymnastique rythmique parle plutôt du « sentiment d’être dans un groupe » : « On peut la faire seule, chez soi. Mais en général, ça se fait avec d’autres avec qui on se sent en phase. C’est ça qui me plaît le plus : être en phase avec d’autres, même si ça ne dure que quelques minutes. »

« Oui, je fais la gymnastique, presque tous les jours », raconte une dame dans la quarantaine. « Mais pas n’importe laquelle. Pour moi, c’est la gymnastique artistique. Voir une femme ou un homme qui exerce ce sport avec toute l’élégance et légèreté est une expérience très agréable. Personnellement, je préfère la gymnastique artistique au sol, je me sens pas trop bien aux barres. Pour les barres ou le saut de cheval, il faut être plus acrobate. Mais pour des femmes peu sportives comme moi, le sol est excellent. »

Comme la plupart des gymnastiques, aussi la gymnastique artistique est un sport reconnu par les jeux olympiques. « Les enfants qui commencent tôt avec la gymnastique artistique apprennent la coordination idéale des mouvements. Le corps entier est en harmonie », continue la dame. « Je n’ai malheureusement pas le niveau, mais les personnes qui la maîtrisent vraiment sont très créatives. Ils s’inventent des compositions de mouvement qui, pour quelqu’un qui ne connaît pas cette discipline, semblent venir directement du corps. Je dirais que la gymnastique artistique montre la perfection et la beauté du corps humain. »

« Est-ce que je connais la différence entre les formes de gymnastique », réfléchit une dame dans la cinquantaine. « Non, pas vraiment. » Elle hésite. « Si. Un jour, en été, j’ai vu un spectacle de gymnastique acrobatique. Mais ça n’avait rien à voir avec la gymnastique qu’on fait dans nos salles de gym. Ces gens-là, des Espagnols, étaient de véritables acrobates. Ils avaient une maîtrise de corps dont nous ne pouvons que rêver. »

« La gymnastique n’est pas ma tasse de thé », répond une dame dans la trentaine à la question de Montpellier Presse Online. « J’adore par contre le Taïchi. Bon, on peut dire que c’est aussi une forme de gymnastique. En fait, il y a deux formes de Taïchi : celle qui est purement physique et celle qui est un mélange d’exercices physiques et spirituels, avec la méditation après l’effort physique. A l’origine, le Taïchi était un art de défense, mais entre-temps, c’est plutôt un art de relaxation et de recherche de soi. »

Photos et texte : copyright Doris Kneller

samedi 20 décembre 2014

Montpellier - gymnastique, promenade, basket… à la mer ?

Montpellier, les Montpelliérains, le sport et la mer

Quand on demande aux Montpelliérains, comment ils aiment passer leurs dimanches, la réponse la plus fréquente est, bien sûr, aller à la plage. Et ceux qui vont à la plage ne s’y rendent pas seulement pour prendre le soleil, mais aussi - et surtout - pour se baigner.

Se baigner dans la mer n’est peut-être pas le sport le plus performant, mais il fait plaisir. Et on bouge, on fait du bien à son corps - un sport doux, comme il convient à l’ambiance de la région méditerranéenne… comme disent beaucoup de visiteurs du Nord. Car les Montpelliérains ont la réputation de préférer les sports doux, et cela surtout en été. Est-ce vrai ?

« Oui, il est vrai, mon sport préféré est nager dans la mer », confirme une dame dans la trentaine questionnée par l’équipe de Montpellier Presse Online. « En hiver, je vais parfois à la piscine, mais moins souvent. Vous avez raison », elle sourit, « je fais effectivement plus de sport en été qu’en hiver. »

« J’adore la mer », dit aussi une dame dans la cinquantaine. « En été, j’y vais souvent pour me baigner, mais pas le week-end, plutôt en semaine et de préférence le soir ou tôt le matin. Mais j’y vais aussi en hiver quand il n’y a personne, pour me promener, seule ou avec une amie. »

« Bien sûr, je ne me baigne pas en hiver », explique aussi un Monsieur dans la quarantaine. « En été, ça m’arrive très souvent. Mais j’aime aussi jouer au basket, pas seulement en été. Ou, plutôt, plus souvent en hiver qu’en été, quand il fait moins chaud. »

Une femme dans la trentaine aime la mer, mais pas la chaleur : « Oui, il m’arrive d’aller me baigner. Mais en hiver, j’y vais plus souvent. Pour faire de la gymnastique. On est un petit groupe, surtout des femmes, mais on a aussi deux hommes. On se donne régulièrement rendez-vous à la plage de Carnon, sauf s’il pleut, on respire le bon air de la mer, on profite du calme et un et deux… on fait la gym »

« En été, je vais me baigner avec les copains, comme tout le monde », enchaîne un étudiant, « c’est normal, c’est pour ça qu’on vit dans le Sud. En hiver, je préfère me promener en vélo, au long du Lez ou, surtout, près de la mer. »

Été ou hiver, la mer et le bord de mer jouent un rôle énorme dans le comportement sportif des Montpelliérains. Les statistiques ne révèlent pas si la mer donne à ses voisins l’envie de bouger leur corps, mais toujours est-il qu’entre 2008 et 2013, le nombre des personnes inscrites à un club de sport en Languedoc-Roussillon a augmenté de plus de 10 pour cent. 18 pour cent de la population du Hérault exercent régulièrement un sport, dont 42 pour cent sont des adultes, 42 pour cent des seniors et, chiffre étonnant, juste 16 pour cent des enfants.

Ce qui est remarquable : le pourcentage des femmes sportives augmente sans cesse. « Nous on aime bouger, les hommes préfèrent rester devant la télé », constate une dame dans la quarantaine avec un sourire, pour continuer : « Non, je blague, ils ne restent pas forcément devant la télé. Mais nous, les femmes, on aime faire quelque chose pour nos corps et puis, on sort souvent en groupe. Les hommes sont plutôt des individualistes. »

« Je ne suis pas sure que je ferais du sport si j’habitais, par exemple, à Lyon. Je ne suis pas une sportive », raconte une dame dans la quarantaine qui va régulièrement à La grande Traverse pour courir. « Mais la mer m’inspire, surtout quand les touristes sont partis et j’ai la plage pour moi toute seule. Courir à la mer, c’est… comme si on court dans un milieu pur. La ville et la pollution sont oubliées, comme si elles n’existaient pas. » Parfois, une copine se joint à elle. « Quand on est à deux, on court pendant quelques minutes, mais après, on se promène. Elle a du mal à courir et on aime bien bavarder ce qui n’est pas possible quand on court. Pour compenser, on fait dix minutes de gymnastique avant de rejoindre la voiture. »

Un Monsieur dans la cinquantaine aime le sport lui aussi, mais il est surtout fière des performances de ses concitoyens. « Les Montpelliérains sont très sportifs, tout le monde le sait. Nous avons aussi les stades, des gymnases et des piscines pour accueillir des compétitions. » Observation juste : en 1997, Montpellier était même numéro 1 dans le challenge de la ville la plus sportive de France : « Montpellier est une ville où le sport de haut niveau est représenté dans presque toutes les disciplines : football, rugby, handball, basketball, volleyball, … et même le water-polo... » …un sport qui ne se déroule pas à la mer, mais où l’élément de l’eau joue, de nouveau, un rôle essentiel…

Photos et texte : copyright Doris Kneller

lundi 1 décembre 2014

Location de salle à Montpellier

Louer une salle à Montpellier : trop cher pour une petite association ?


« Si on peut sortir à Montpellier ? » La femme d’une trentaine d’années sourit lorsqu’elle répond à la question posée par l’équipe de Montpellier Presse Online. « Quelle question ! Il n’y a aucune autre ville en France où on a tant de possibilités. Entre des spectacles, des discos, des cafés à thème, des conférences, des offres du sport comme la gymnastique, vous n’avez qu’à choisir. Tous les jours. »

Les vingt-huit personnes interrogées par Montpellier Presse Online étaient toutes du même avis : si, à Montpellier, on a envie de sortir, on dispose d’un nombre immense d’offres pour tout âge. Ou, comme l’exprime un Monsieur dans la cinquantaine : « Si vous divisez le nombre des habitants de Montpellier par  les offres culturelles, le résultat est même meilleur qu’à Paris : il y a plus de culture à Montpellier, par tête d’habitant, que dans notre chère capital… »

Sans doute, il y a de quoi meubler les soirées à Montpellier. Toutefois, qui dit manifestation culturelle, politique ou sportive dit aussi salle pour l’héberger. Et une nouvelle question se pose : si l’on souhaite organiser un événement - trouve-t-on de quoi le loger à Montpellier ?

Pour trouver la réponse à ce problème, Montpellier Presse Online a lancé un autre « micro-trottoir ». Et le résultat n’était pas satisfaisant dans tous les points.

« Si vous cherchez une salle », a répondu, par exemple, un Monsieur d’une quarantaine d’années, « vous n’avez qu’à vous adresser aux grands hôtels. Ils ont tous des salles à louer. Puis, il y a le Corum, la Salle Rabelais, toutes les salles qui appartiennent à la mairie. »

« Oui, il est vrai qu’il y a beaucoup de salles à Montpellier que vous pouvez louer », réagit, par contre, une étudiante qui a déjà organisé des manifestations culturelles - et qui connaît bien le problème des salles, « mais la plupart coutent énormément cher. Quand on n’est pas riche ou dispose d’une grosse subvention, il n’y a rien à faire. »

Le problème de l’argent est évoqué plusieurs fois. « J’ai essayé de trouver une salle pour une conférence, mais les prix étaient trop élevés, j’ai dû renoncer », est une plainte qui revient souvent. Mais un Monsieur d’une cinquantaine d’années a un autre tuyau : « Il y a les bars », explique-t-il. « Comme le Café de la Comédie, le Riche, le Dôme, ils ont tous des salles qu’ils offrent gratuitement aux associations. Ils demandent juste que les gens qui participent à l’événement prennent tous une consommation. »

Un excellent tuyau - or, il est déjà bien connu. « Notre association », explique une jeune femme, « organise souvent des rencontres. On le fait souvent au Dôme - ils sont gentils et la salle est gratuite. Mais il faut le planifier à très long terme, parce que la salle est prise presque tout le temps. »

Entre les salles chères, les salles de la mairie qui sont laissées aux associations en tant que subventions et les salles gratuites des bars - payées par des consommations -, il y a une troisième solution. « Il y a des associations », informe une dame dans la soixantaine, « qui disposent de salles et les louent très bon marché. Contre une petite contribution. Je pense, par exemple, à la salle de l’Espace Forme que j’ai déjà louée une fois. On est tranquille dans ce genre de salle et si on fait du bruit, on ne dérange personne. Et on peut tout y faire : danser, de la gymnastique, des conférences, des soirées de contes… Souvent, on peut même les avoir du jour au lendemain, parce qu’elles ne sont pas très connues… »

Sans doute, un véritable tuyau pour les associations qui créent des événements à court ou moyen terme. Une dame d’une quarantaine d’année a d’autres expériences : « Mais les Maisons pour Tous, bien entendu. Là, tout le monde peut avoir une salle. Parfois gratuitement, parfois pour pas grand-chose. »

Une autre dame, un peu plus âgée, parle également des Maisons pour Tous. « C’est une institution formidable », explique-t-elle. « Et tout le monde peut y donner des cours ou organiser d’autres manifestations. Les salles servent à tout : rassemblements, conférences, sports, yoga, tai-chi, gymnastique, cours d’anglais,… Mais », admet-elle, « ces salles sont très demandées. Pour en avoir, il faut s’y mettre longtemps avant. »
Photos et texte : copyright Doris Kneller

mercredi 24 septembre 2014

Gymnastique à Montpellier

Que, à Montpellier, pense-t-on des bienfaits de la gymnastique ?


Tout le monde le sait, mais beaucoup ne veulent pas le savoir : la gymnastique est utile pour le corps et l'esprit. Et cela compte pour tous les âges. Effectivement, la gymnastique adaptée à l'âge et à la santé et exercée régulièrement aide plus à garder la forme qu'un sport plus exigeant et violent. Tout d'abord, elle crée de nouvelles relations avec le corps et redonne la confiance dans ses mouvement et sa force. Il n'est même plus nécessaire de parler de son impact sur l'appareil cardio-vasculaire. La gymnastique régularise la pression artérielle, elle entretien la souplesse articulaire - bref, elle nous tient en forme et améliore la qualité de vie en général.

Autrement dit, la gymnastique offre tant d'avantages que tout le monde devrait s'y livrer régulièrement... c'est au moins ce que pensent beaucoup de Montpelliérains ou, plus encore, des Montpelliéraines. Toutefois, la différence entre celles et ceux qui estiment qu'ils "devraient" faire la gymnastique et le vrai nombre de visiteurs des salles de gym à Montpellier est énorme - surtout à partir d'un certain âge. Ainsi, à partir de 65 ans, juste une personne sur quatre fait encore du sport. L'équipe de Montpellier Presse Online a interrogé les Montpelliérains sur ce phénomène.

Malgré tout, les salles de sport, pour la plupart associatives comme celle de l'association Atout Forme qui mise plutôt sur le maintien en forme et la gymnastique douce, de toute manière, sont bien fréquentées par des gens de tous les âges. Toutefois, comme presque partout à Montpellier, le groupe des adultes - entre 30 et 50 ans - et plus représenté que celui des jeunes ou des seniors.

 
La dame dans la soixantaine qui se promène sur la Comédie ne semble pas aimer le sujet. "Je suis trop vieille pour faire de la gymnastique", proclame-t-elle un peu contrariée. "Ça c'est quelque chose pour les jeunes. Ils ont besoin de se dépenser.
 
La gymnastique est-elle vraiment "quelque chose" pour les jeunes ? En ce qui concerne Montpellier, du moins, la dame n'a pas forcément raison. "Si je fais de la gymnastique ?" répète une autre dame, légèrement plus âgée que la première. "Mais bien sûr, chaque semaine. Depuis la retraite. Et je vous garantis, je rajeunie tous les jours, grâce à ça." D'après elle, son cours pour seniors est très fréquenté. "La gymnastique est idéale pour mon âge. Puis on va souvent boire un café, après le cours." Elle ricane. "C'est agréable. Je me suis déjà faite des copines."
 
La gymnastique comme facteur de vie sociale ? Pourquoi pas. Cependant, la gymnastique à Montpellier ne semble pas être réservée aux retraités. "Oui, j'y vais souvent", explique une étudiante. "Mais rarement seule. Je préfère que ma copine vienne avec moi. Ou mon copain. Mais lui, ça le tente rarement. Il préfère du 'vrai' sport comme courir ou le foot."
 
Le cas de la jeune femme paraît "typique" pour la fréquentation des salles de gym à Montpellier. Les femmes y sont plus représentées que les hommes, et beaucoup d'amatrices de la gymnastique viennent à deux ou en petit groupe. "C'est pour se motiver l'une l'autre", sourit une dame d'une quarantaine d'années qui, depuis quelques mois, fait régulièrement sa gymnastique. "Je ne sais pas si j'aurais le courage toute seule, mais j'en ai tellement besoin." Son sourire est un peu triste. "Y a trop de kilos qui se sont accumulés."
 
"Pour moi, la gym est idéale, et je connais beaucoup de femmes qui sont du même avis." La dame dans la trentaine aime évidemment bouger. "Après une journée au bureau, je me sens malade si je ne fais pas quelques exercices. Je n'aurais pas le temps pour autre chose comme, par exemple, faire du vélo. Le vélo est pour le weekend, la gym pour tous les jours."
 
Un homme d'à peu près le même âge n'est pas de son avis. "Le sport", dit-il avec un mélange de regret et de honte dans la voix, "ne m'intéresse pas. J'ai pas le temps. Mais si j'étais sportif", ajouta-t-il, "j'irais plutôt nager, comme mon frère."
 
Un homme dans la cinquantaine fait le point. "Quand je serai en retraite, j'irai probablement faire de la gymnastique avec ma femme. D'ici là, je préfère mes soirées devant la télé ou, de temps en temps, dans un bon restaurant. Oui, oui, je sais..." Il s'interrompt en rigolant. "Ma femme me dit toujours que j'aurai des problèmes plus tard, quand j'aurai soixante-dix ans. Elle a raison, j'en suis certain. Je risque d'avoir les articulations rouillées et des troubles de cœur. Mais qui me dit que je ne serais pas mort longtemps avant d'avoir atteint cet âge ? Et que voulais-vous faire contre la paresse ? C'est plus fort que moi, c'est comme ça."

Photos et texte : copyright Doris Kneller

mardi 6 mars 2012

Montpellier Sports - la tête et la jambe

Enfants ou adultes : être sportif à Montpellier

Montpellier sportifOn peut dire ce qu'on veut sur les bienfaits ou les dangers du sport. Toujours est-il que le sport est une occupation qui fait plaisir - et qui est à la portée de tout le monde. C'est au moins ce que proclame la ville de Montpellier qui, pour toutes les vacances scolaires en 2012, lance un programme de sport costaud... costaud et gratuit pour tout le monde.

Les Montpelliérains jeunes et moins jeunes peuvent exercer tout genre de sport - du tennis au taekwondo, le tir à l'arc, le judo, le football - masculin et féminin - la boxe, l'escalade, le baseball, le basket,... Seule condition de la gratuité qui concerne toutes les offres sportives sauf l'équitation et la pêche : le participant doit vivre à Montpellier et être en possession de la carte "Montpellier Sports" qui coûte cinq euros. On peut se la procurer au Service municipal des sports et à certaines Maisons pour tous.

Montpellier Presse Online a voulu savoir, si les Montpelliérains sont au courant de cette mesure de la ville et, surtout, ce qu'ils en pensent. La mère d'un garçon de neuf ans n'en est évidemment pas informée : "Oui", explique-t-elle, "il a envie de faire du sport. Mais il veut autre chose tous les jours. Un jour il veut jouer au foot, puis c'est le judo... J'ai trois enfants, je ne peux pas payer pour tout ça." Montpellier Presse Online lui parle donc des mesures prises par la ville de Montpellier. "Je ne sais pas", répond-elle, "je n'ai pas le temps de m'en occuper."

Vélo ç MontpellierUne autre mère - elle a une fille de douze et un garçon de once ans - est plus ouverte aux possibilités proposées à ses enfants. "Les profs en ont parlé à l'école. Je trouve ça formidable. Bien sûr, tous les deux vont participer. Ça les occupe et c'est bien pour la santé."

Toutefois, pas toutes les offres rencontrent l'enthousiasme des enfants - la plupart des jeunes rêvent des sports qui se donnent la réputation d'être des sports "extrêmes". Ils préfèrent les sports de combats aux sports classiques au ballon, et la gymnastique est souvent considérée comme quelque chose "pour les vieux". "C'est pas intéressant", proclame un garçon de douze ans quand on lui parle de la gymnastique, "ça sert à rien." Et interrogé sur son sport préféré, il répond spontanément : "Aïkido - et le Breakdance."

Mais la trouvaille sans doute la plus intéressante - au moins aux yeux des parents mais aussi pour beaucoup d'enfants - est le système des stages "la tête et la jambe". L'idée : éduquer l'esprit et le corps en même temps. Ainsi, les diverses associations avec qui la ville a décidé de travailler proposent aux amateurs des langues d'exercer l'anglais et la "Tap Dance" en même temps. Ou de jouer au foot américain et d'apprendre le jargon sportif en anglais. Ceux qui, comme le jeune homme interrogé par Montpellier Presse Online, aiment l'Aïkido, peuvent parallèlement plonger dans la culture japonaise : la calligraphie, l'histoire, les légendes... Une autre possibilité de passer une partie de ses vacances consiste dans des jeux sportifs qui ont le but d'apprendre l'orientation. La sécurité routière est liée à la pratique du Triathlon, et ceux qui ont envie de s'initier aux beaux arts peuvent en même temps jouer au volley...

"À première vue, l'idée me semble très bien", déclare un Monsieur dans la soixantaine dont les trois petits-fils sont des sportifs acharnés. "Donner aux enfants une éducation sportive et, en même temps, une culture générale est une bonne initiative. Mais apprendre l'anglais et jouer au foot n'est peut-être pas si utile. Mes petits-enfants aiment jouer au foot, mais quand ils jouent, ils n'ont rien à faire avec l'anglais. En plus, les enfants de certains quartiers - comme par exemple la Mosson, mais aussi bien d'autres - feraient mieux apprendre le français avant d'attaquer l'anglais."

Montpellier et le sport"Le foot et l'anglais ?", répète une dame dans la quarantaine, mère d'un garçon et d'une fille de 10 et 14 ans qui aiment bien le sport. "Oui, je trouve ça bien. Ça leur donne peut-être un peu de motivation pour l'anglais."

Un Monsieur d'à peu près le même âge - père d'un garçon "très sportif" - est principalement d'accord, mais il trouve que les mesures de la ville de Montpellier ne sont pas suffisantes. "Pour les motiver, il faut plus. Pourquoi pas inviter des clubs anglais pour que les enfants puissent exercer leur anglais avec des copains, au lieu de juste apprendre quelques vocables sportifs ?"

Et une dame dans la cinquantaine, grand-mère d'une fille de cinq ans, commente : "Tant qu'ils ne font pas de bêtises, tout est utile. Qu'ils fassent du sport ou apprennent l'anglais... Le principal est qu'on leur donne un but dans la vie." Et sa fille, mère de la petite, ajoute : "C'est ce que je souhaite pour ma fille : un but dans la vie, une perspective. Quelque chose qui lui donne un avenir."
Photos et texte : copyright Doris Kneller