Louer une salle à Montpellier : trop cher pour une petite association ?
« Si
on peut sortir à Montpellier ? » La femme d’une trentaine d’années sourit
lorsqu’elle répond à la question posée par l’équipe de Montpellier Presse
Online. « Quelle question ! Il n’y a aucune autre ville en France
où on a tant de possibilités. Entre des spectacles, des discos, des cafés à
thème, des conférences, des offres du sport comme la gymnastique, vous n’avez
qu’à choisir. Tous les jours. »
Les
vingt-huit personnes interrogées par Montpellier Presse Online étaient toutes
du même avis : si, à Montpellier, on a envie de sortir, on dispose d’un
nombre immense d’offres pour tout âge. Ou, comme l’exprime un Monsieur dans la
cinquantaine : « Si vous divisez le nombre des habitants de
Montpellier par les offres culturelles,
le résultat est même meilleur qu’à Paris : il y a plus de culture à
Montpellier, par tête d’habitant, que dans notre chère capital… »
Sans
doute, il y a de quoi meubler les soirées à Montpellier. Toutefois, qui dit
manifestation culturelle, politique ou sportive dit aussi salle pour l’héberger.
Et une nouvelle question se pose : si l’on souhaite organiser un événement
- trouve-t-on de quoi le loger à Montpellier ?
Pour
trouver la réponse à ce problème, Montpellier Presse Online a lancé un autre « micro-trottoir ».
Et le résultat n’était pas satisfaisant dans tous les points.
« Si
vous cherchez une salle », a répondu, par exemple, un Monsieur d’une
quarantaine d’années, « vous n’avez qu’à vous adresser aux grands hôtels.
Ils ont tous des salles à louer. Puis, il y a le Corum, la Salle Rabelais, toutes
les salles qui appartiennent à la mairie. »
« Oui,
il est vrai qu’il y a beaucoup de salles à Montpellier que vous pouvez louer »,
réagit, par contre, une étudiante qui a déjà organisé des manifestations
culturelles - et qui connaît bien le problème des salles, « mais la
plupart coutent énormément cher. Quand on n’est pas riche ou dispose d’une
grosse subvention, il n’y a rien à faire. »
Le
problème de l’argent est évoqué plusieurs fois. « J’ai essayé de trouver
une salle pour une conférence, mais les prix étaient trop élevés, j’ai dû
renoncer », est une plainte qui revient souvent. Mais un Monsieur d’une
cinquantaine d’années a un autre tuyau : « Il y a les bars »,
explique-t-il. « Comme le Café de la Comédie, le Riche, le Dôme, ils ont
tous des salles qu’ils offrent gratuitement aux associations. Ils demandent
juste que les gens qui participent à l’événement prennent tous une
consommation. »
Un
excellent tuyau - or, il est déjà bien connu. « Notre association »,
explique une jeune femme, « organise souvent des rencontres. On le fait
souvent au Dôme - ils sont gentils et la salle est gratuite. Mais il faut le planifier
à très long terme, parce que la salle est prise presque tout le temps. »
Entre
les salles chères, les salles de la mairie qui sont laissées aux associations
en tant que subventions et les salles gratuites des bars - payées par des
consommations -, il y a une troisième solution. « Il y a des associations »,
informe une dame dans la soixantaine, « qui disposent de salles et les
louent très bon marché. Contre une petite contribution. Je pense, par exemple,
à la salle de l’Espace Forme que j’ai déjà louée une fois. On
est tranquille dans ce genre de salle et si on fait du bruit, on ne dérange
personne. Et on peut tout y faire : danser, de la gymnastique, des
conférences, des soirées de contes… Souvent, on peut même les avoir du
jour au lendemain, parce qu’elles ne sont pas très connues… »
Sans
doute, un véritable tuyau pour les associations qui créent des événements à
court ou moyen terme. Une dame d’une quarantaine d’année a d’autres expériences :
« Mais les Maisons pour Tous, bien entendu. Là, tout le monde peut avoir
une salle. Parfois gratuitement, parfois pour pas grand-chose. »
Une
autre dame, un peu plus âgée, parle également des Maisons pour Tous. « C’est
une institution formidable », explique-t-elle. « Et tout le monde
peut y donner des cours ou organiser d’autres manifestations. Les salles
servent à tout : rassemblements, conférences, sports, yoga, tai-chi,
gymnastique, cours d’anglais,… Mais », admet-elle, « ces salles sont
très demandées. Pour en avoir, il faut s’y mettre longtemps avant. »
Photos et texte : copyright Doris Kneller
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