dimanche 18 septembre 2011

Montpellier : la rentrée des indignés

Le retour des indignés sur la Comédie à Montpellier - ateliers de dessin et de musique

Les indignés de MontpellierIl y en a qui étaient soulagés lorsque, fin juillet, le cercle des indignés qui, tous les soirs, se rassemblaient sur la Comédie est devenu de plus en plus petit - jusqu'à, finalement, il n'y avait plus personne. Fin de la "révolte", déclaraient certains. Mais les indignés ne perdaient pas courage : "Attendez la rentrée. Nous serons là, avec de nouvelles idées, plus forts et plus unis que jamais."

Forts et unis - un pléonasme dans la philosophie des indignés. Car être unis signifie être forts. L'équipe de Montpellier Presse Online voulait savoir, avec et contre qui les indignés veulent être unis. "Contre personne", réponds un jeune homme, "et avec tout le monde. Avec tout ceux qui ont envie de trouver un autre mode de vie. Un mode de vie plus humain."

Le but de ce mouvement qui, en printemps, a commencé en Espagne pour, ensuite, s'étendre sur pratiquement tous les pays européens n'est pas la révolution. Au moins pas la révolution dans le sens "classique". "On veut du travail et on veut vivre dans le respect des autres. Ça ne vaut pas la peine de vivre dans une société où quelques-uns ont tout le pouvoir et l'utilisent pour rendre difficile la vie des autres", explique une jeune dame. Et une autre ajoute : "On ne demande pas de richesses. Au contraire. On demande qu'on nous accepte pour ce que nous sommes. Pas pour notre 'grand nom' ou nos héritages. On peut être 'quelqu'un' sans être fille ou fils de riche..."

Septembre est arrivé, est avec lui, les indignés sont de retour sur la Comédie de Montpellier - comme promis avec de nouvelles idées et plus décidés que jamais de vivre une vie dominée par la justice et l'égalité. Le "mot clé" de la rentrée est le partage. "L'idée est simple", explique une des indignées. "Je sais faire des choses et les autres savent faire d'autres. Chacun a des connaissances et des talents. Moi je montre aux autres ce que je sais faire, et les autres m'apprennent ce qu'ils ont appris."

Atelier de musique des indignés de MontpellierEt, définitivement, les indignés de Montpellier "savent faire des choses". Presque tout le monde parle plusieurs langues, il y a des musiciens, des dessinateurs, des artisans... "Nous organisons des ateliers en pleine rue, accessibles à tout le monde. Sur l'Esplanade, sur la Comédie..." L'atelier de dessin, par exemple, est déjà un premier succès. "On s'est installés sur la Comédie et a invité les passants à venir dessiner avec nous. Beaucoup de gens se sont arrêtés. Ils ont aimé dessiner avec nous. Ça leur a donné le sentiment de faire quelque chose 'ensemble'. Il y a trop de gens, ici à Montpellier, qui se sentent seuls."

Pendant les réunions, chacun peut exprimer son "indignation". On n'hésite pas de montrer si on approuve ou désapprouve - mais tout le monde a le droit de parole. Et la solitude est une des indignations qui ont été nommées plusieurs fois. "La nouvelle société que nous aimerions construire doit baser sur le partage. De cette manière, personne n'a plus besoin d'être seul."

Montpellier : les indignés et leur atelier de dessinCe partage, toutefois, n'est pas bien vu par tout le monde. "Plusieurs fois, pendant un de nos ateliers, la police est venue pour nous demander ce qu'on fait. Ils étaient persuadés qu'on serait là pour vendre quelque chose", raconte un des indignés. "Ils peuvent pas comprendre", ajoute-t-il, "qu'on peut partager sans penser à l'argent."

Le terme "argent" n'est pas tabou pendant les réunions des indignés. "On a besoin de l'argent comme tout le monde. On doit payer le loyer, acheter à manger... " Ce qui ne veut pas dire qu'ils iraient jusqu'à approuver le fameux pacte euro+ - au contraire : "Il s'agit d'un nouveau 'pacte de l'euro'", explique un des indignés, "qui est censé sauver les banques, c'est-à-dire éviter les conséquences de la crise sur la finance. Ce pacte implique la zone euro, mais aussi les pays européens qui n'ont pas adopté l'euro." - "Ce pacte a pour but" - un autre indigné prend le relais - "de faire payer la dette des banques par le peuple, les salariés. Le mécanisme : on transforme les dettes des banques, des dettes privées, alors, en dettes publiques." - "La crise a été déclenchée par les banques et la finance", commente une jeune dame. "Qu'elles en portent les conséquences. Ce n'est pas notre crise mais la leur."

Pour exprimer leur opinion, les indignés de Montpellier ont entamé une première action symbolique : le "lessivage" d'une banque. Initialement, l'idée était d'entrer dans une banque, entre midi et 14 heures - pour que les indignés qui travaillent puissent participer -, équipé de seaux et de serpillières, pour lessiver le sol... "et pour parler avec des gens, bien sûr. Lessiver les banques, ça veut dire enlever la crasse... morale." Mais finalement, on a décidé de se contenter de lessiver le trottoir devant les banques. "On veut pas les faire croire qu'on aurait des intentions criminelles. On ne veut pas faire peur - on veut juste réveiller les gens."

Bien que ces actions ne plaisent pas à tout le monde, personne ne peut les empêcher. "Pendant qu'on était devant la banque, des employés de la banque et la police sont venus nous demander ce qu'on faisait. Mais après avoir reçu nos explications, ils nous ont laissés faire..."

Ce qui n'était pas le cas le jeudi soir, lors d'un atelier de musique - un atelier de partage - sur la Comédie. Tout avait bien commencé : vers 19 heures, un guitariste et un percussionniste avec un "tam-tam" ont invité les passants de jouer avec eux. Et une demi-heure plus tard, un groupe presque international s'était rassemblé autour des indignés : une jeune musicienne des États-Unis montrait son talent de percussionniste, un professeur français se mettait à re-accorder la guitare, des jeunes Espagnoles, un peu timide, se mettaient à chanter...

...jusqu'à ce que, un peu après 21 heures, l'atelier a trouvé une fin abrupte. Une voiture de la police municipale s'est précipitée sur la Comédie pour s'arrêter à côté du groupe des indignés - après avoir failli renverser une femme qui se trouvait dans leur chemin et n'a été sauvée que par la réaction d'un homme à côté d'elle. C'était, comme expliquaient les policiers, le bruit qui dérangeait. "Le bruit ?", a demandé une dame dans l'auditoire autour des indignés. "Il y a toujours du bruit sur la Comédie. Des groupes de musiques, des jeunes qui crient, là-bas, un homme avec une radio très forte..."

"Voilà, plus de partage de musique", commente un des indignés un peu amer, devant les restes silencieux d'un atelier de musique sur une Comédie bruyante. Et on se retire - sans musique - sur l'Esplanade.
Photos et texte : copyright Doris Kneller


samedi 17 septembre 2011

Le Monstre du Loch Lez tracé à Montpellier

Les dernières nouvelles de Montpellier

Jusqu'à maintenant, le "Monstre du Loch Lez" n'était qu'une blague des pécheurs - comme, par exemple, celle de ce patron d'un salon de coiffure à Castelnau-le-Lez qui, en 2009, a pêché un silure long de 1,80 mètres qui pesait 35 kg. À l'époque, la presse locale se faisait un plaisir de nommer sa prise le "Monstre du Loch Lez".

Soudain, toutefois, ce "personnage" obscur de légende sympa se fait remarquer d'une manière plus sérieuse - pour la première fois, il apparaît dans un communiqué de presse de la mairie de Montpellier. C'est qu'on aurait trouvé les traces d'un "animal aquatique inconnu", et : "Il pourrait s'agir du Monstre du Loch Lez." Pour le moment, on s'est contenté de créer une cellule de crise. Quand le monstre se présentera-t-il aux Montpelliérains ? À suivre...
Photos et texte : copyright Doris Kneller


lundi 12 septembre 2011

Accident après les Estivales de Montpellier

Le drame des Estivales 2011 : le vin est-il nécessaire pour faire la fête ?

Accident après les Estivales à MontpellierVendredi soir à Montpellier, la dernière édition des Estivales de la saison a attiré moins de monde que les soirées en août - sans doute, les touristes sont partis. Les Montpelliérains sont entre eux, on profite du dernier week-end avant la reprise définitive et, bien sûr, du beau temps.

L'humeur est à la fête. On déguste les spécialités de la région et, surtout, les vins, on écoute la musique, on danse et on bavarde. Or, parfois, une note sérieuse se glisse dans les conversations. C'est comme s'il y avait une ombre qui couvre une partie de la gaieté des Montpelliérains... On parle de l'accident mortel du 12 août, après une nuit des Estivales sur l'Esplanade à Montpellier.

Les faits sont tristes, mais clairs. Une étudiante de 21 ans a dépassé toutes les limites de la "dégustation" - elle a pris le volant avec 2,4 g d'alcool par litre de sang, foncé dans les rues de Montpellier peuplées de piétons qui, eux aussi, rentraient après la fête, grillé un feu rouge et, finalement, blessé deux hommes et tué un autre. Lui aussi était étudiant. Il avait 26 ans et lui aussi avait fait la fête.

Faire la fête à MontpellierUn accident tragique qui, malheureusement, n'a rien de "spécial" - il n'y a pas un week-end où des conducteurs ivrognes ne mettent pas en danger la vie des autres. Toutefois, les Montpelliérains se sentent concernés. "C'est à notre fête, à nos Estivales", dit une jeune femme, "que la fille a tant bu. Nous sommes pas responsables de son comportement, bien sûr", ajoute-t-elle, "mais, quand même, on se sent un peu...", elle hésite, "oui, responsable."

Un homme qui boit d'une bouteille d'eau - au contraire de ces copains qui ont tous un verre de dégustation de vin dans la main - est du même avis : "Là où on boit, il y a toujours des gens irresponsables. C'est comme ça. Il faut prévoir, on ne peut pas les laisser faire."

"Il faut prévoir", c'est aussi l'avis d'autres Montpelliérains interrogés par l'équipe de Montpellier Presse Online. Mais comment ? Faudrait-il renoncer à la dégustation ? Ou arrêter les Estivales ? "Non", dit catégoriquement une dame dans la trentaine. "On ne peut pas punir tous les Montpelliérains parce qu'il y en a qui déconnent." - "Et n'oublions pas l'aspect économique", remarque une autre. "Les Estivales sont devenues essentielles pour la survie des vignerons de la région."

Sans doute, les Estivales sont là pour faire la fête. Et pour consommer. Mais consommer plus faire la fête, cela donne des gens qui boivent. Et qui, plus tard, doivent retourner chez eux. Certes, il y a des trams qui roulent jusqu'à tard dans la nuit, jusqu'à une heure où les Estivales ont fermé leurs portes depuis longtemps. Ceux, par contre, qui dépendent des bus ont déjà plus de problèmes : "Montpellier n'a toujours que deux lignes de bus nocturnes", remarque une jeune femme. "Pourquoi ils ne mettent pas quelques bus à la disposition des Estivales ?"

Fête internationale à MontpellierMais les bus ne sont pas les seuls qui manquent. "La jeune fille venait de Nîmes", remarque un homme dans la quarantaine. "J'ai des amis à Nîmes qui viennent de temps en temps à Montpellier. Ils sont toujours obligés de prendre la voiture, parce que le dernier train part vers 21 heures. Les Estivales attirent du monde de partout - soit qu'on les limite aux gens qui habitent Montpellier, soit qu'on donne aux autres un moyen de rentrer sans utiliser la voiture. Faut se décider..."

Un homme un peu plus âgé ne voit pas le problème. "Si on est en voiture, on ne boit pas, un point c'est tout", déclare-t-il. Mais venir aux Estivales sans "déguster" ? "Ce n'est pas évident", approuve-t-il. "Mais je ne vois pas de solution."

La municipalité de Montpellier ne voit pas de solution non plus. Après l'accident, elle a réfléchi à finir la saison des Estivales, mais, finalement, elle a voté contre cette idée. La seule réponse qu'elle a su trouver, c'est l'interdiction de vendre des bouteilles de vin après 22.30 heures. Ceux qui veulent boire doivent alors s'approvisionner au début de la soirée. Elle a aussi eu l'idée d'offrir des chèques parking à ceux qui laissent leurs voitures au centre et rentrent... autrement. - "Justement", répond un Monsieur dans la trentaine lorsque l'équipe de Montpellier Presse Online lui demande son avis. "Comment peuvent-ils faire pour rentrer 'autrement' ?"

Certes, il y a des solutions, mais elles sont difficiles à mettre en place. Une dame a l'idée qu'on devrait créer une association qui, après les Estivales, raccompagne les fêtards. "En voiture privée, à un prix raisonnable." - "Non, ce n'est pas possible", intervient un Monsieur assis à la même table. "Cette association ferait concurrence aux entreprises des taxis, et c'est interdit." - "Mais les taxis", intervient la dame de nouveau, "sont beaucoup trop chers pour les gens."

Un Monsieur dans la cinquantaine propose que tout le monde devrait laisser ses clés de voiture à un stand spécialement dédié à cette tâche. "Tu imagines un peu la queue à la fin des Estivales ?" réagit une dame. Et : "Ceux qui veulent boire et conduire ne se sépareraient jamais de leurs clés."

"Il n'y a qu'une seule solution", décide un Monsieur dans la trentaine. "Ceux qui ont besoin de conduire, ne peuvent pas boire." - Une dame d'à peu près le même âge sourit : "Il y a beaucoup de gens ici en voiture... les parkings du centre sont pleins. Si tous ces gens ne buvait pas - est-ce que ça plairait aux vignerons ?"

Un vigneron donne la réponse. "Il va de soi que nous sommes ici pour vendre du vin. Mais l'argent n'est pas tout. Pourquoi les gens ne se groupent pas dans une seule voiture au lieu d'arriver chacun de son côté ?" Il soupire. "Oui, je sais de quel accident vous parlez. C'est affreux. D'ici l'année prochaine, la mairie doit sérieusement réfléchir. Et les gens aussi."
Photos et texte : copyright Doris Kneller


samedi 10 septembre 2011

Près de Montpellier : Foire aux associations à Clapiers

Sport et culture - les activités associatives à Clapiers

La Capoeira à ClapiersSans doute, ça bouge à Clapiers - un fait qui est garanti par les nombreuses associations locales qui se sont présentées lors de l'édition 2011 de la foire aux associations. Pour les visiteurs du village, déjà la découverte du site de la foire était enchantant : la manifestation s'est déroulée dans le parc municipal, dans l'ombre de chênes centenaires. Pour ceux qui ne venaient pas la première fois, la foire permettait, certes, de s'informer sur les activités culturelles et sportives de la ville, mais aussi de passer un dimanche après-midi agréable, de retrouver des amis et de discuter les exploits de l'été.

Autrement dit, à Clapiers, la nouvelle saison a commencé. Pour les Clapiérois ou les Montpelliérains qui connaissent bien la petite ville située à quelque quinze minutes au nord de Montpellier, le nombre et la diversité des associations qui proposaient leurs activités n'ont peut-être pas été étonnants. "Je viens souvent à Clapiers", explique une dame qui, il y a des années, a habité dans cette ville, avant de déménager à Montpellier. "J'aime cette petite commune. Il y a toujours quelque chose qui se passe. Si j'avais pas eu besoin d'être à Montpellier pour mon travail, j'aurais pas bougé d'ici."

Clapiers, foire aux associationsL'équipe de Montpellier Presse Online voulait savoir qui venait à la foire des associations de Clapiers, et avec quelles attentes. La plupart des gens interrogés étaient évidemment des Clapiérois qui étaient venus pour fêter le début d'une nouvelle saison d'activités locales. Mais il y avait aussi des habitants des villes et villages autour de Clapiers : "Je viens ici", explique par exemple une dame de Castelnau-le-Lez, "parce que l'ambiance est plus sympa ici. Et il y a des associations que j'aime bien." Sa découverte préférée : une association de Jazz. "Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le goût du président. Son amour exclusif pour les classiques ne me convient pas. J'aimerais qu'il soit un peu plus ouvert au jazz plus moderne." Mais cela ne l'empêche pas d'être contente que l'association existe. "Ça fait plaisir de discuter Jazz avec quelqu'un qui s'y connaît."

Un jeune couple hollandais était venu pour découvrir le monde d'une petite ville. "Pour le moment, on est en vacances", a confié l'homme à Montpellier Presse Online. "Mais on veut s'installer dans la région. Pas à Montpellier, plutôt dans une petite ville. Une ville où se passent des choses, où les gens communiquent."

La communication ne pose pas de problème à Clapiers. Il suffit d'avoir "une envie quelconque", comme l'exprime une Clapiéroise d'une cinquantaine d'années, "et vous trouvez pleins de gens qui partagent cette envie avec vous." Par exemple l'envie d'échanger des astuces avec des photographes. Ou de jardiner. Ou de faire des sports aussi divers que le foot, le Karaté, le Zen Shiatsuou, le Ki Do ou le Capoeira. On peut même danser le "Country", avec chapeau et costume de cowboy ou cowgirl. "Chez nous, on s'amuse", explique une dame en veste et chapeau de cowgirl, encore un peu hors haleine après une démonstration de danse. Et elle le dit d'une manière qu'on comprend qu'il vaut mieux s'abstenir, si on n'a pas vraiment envie de s'amuser...

Association musicale à ClapiersCeux qui veulent consacrer leur temps à d'autres peuvent s'engager pour l'Atelier Petites Mains au Crès, un atelier de loisirs créatifs pour les enfants, ou devenir un des bénévoles de Clapiers qui aident les jeunes à trouver le goût de la lecture. On peut apprendre l'occitan ou participer à un concours de cuisine, et les hommes ont même le droit de chanter dans un choral occitan. "Pour le moment, il n'y a que les hommes qui chantent chez nous", constate un membre de l'association Cocut avec un sourire un rien moqueur, "mais si les femmes veulent absolument chanter elles aussi, on va réfléchir..."

Ceux qui s'intéressent à la musique plus sérieuse ont certainement récupéré le programme 2011-2012 de l'école de musique de Clapiers. Utile aussi pour la détente : le stage de la gestion du stress et des émotions de "Ter' Happy"... "Mon offre préférée ? répète une dame dans la trentaine la question de l'équipe de Montpellier Presse Online. "Je ne peux pas vous dire. Ou, plutôt, je ne peux pas toutes les nommer, il y en a trop. Y a tant de choses intéressantes."

Une autre dame, un peu plus âgée que la précédente, raconte qu'elle habite Montpellier, mais qu'elle participe souvent à des manifestations culturelles à Clapiers. "C'est ma copine d'ici qui m'a fait découvert cet endroit. Il y a des manifestations à Montpellier, bien sûr, mais il y a une différence. Comment vous expliquer ? À Montpellier, vous y allez, et si vous ne connaissez personne, vous restez seule dans votre coin. Ici, tout le monde parle avec tout le monde. Tout est plus 'personnel'." - "Peut-être c'est pareil dans toutes les petites communes", ajoute son amie. - Un Monsieur qui a entendu la conversation n'est pas d'accord. "Je ne crois pas", dit-il, "mais chez nous, c'est comme ça."
Photos et texte : copyright Doris Kneller


dimanche 4 septembre 2011

Trams et bus : Montpellier se révolte

Rue Durand, rue Levat, rue Pagezy et rue de la République : la révolte du quartier de la gare

Rue Pagezy à MontpellierDébut septembre, 9.30 heures, au centre de Montpellier. Trois piétons s'arrêtent au coin de la rue Pagezy et de la rue de la République. Ils se regardent, ils hochent la tête. Normalement, ils ne se seraient même pas remarqués, mais la situation les unit. "C'est toujours pareil", dit l'un et "On en a assez", remarque l'autre.

Ce qui les dérange, c'est les trois bus qui, venant de la rue Pagezy, tournent dans la rue de la République, les roues sur la voie, les "queues" des bus au-dessus du trottoir, de la manière que les trois piétons sont obligés de se plaquer contre le mur pour ne pas se faire écraser. "Si on est piéton à Montpellier", conclut un des trois lorsqu'ils peuvent enfin bouger, "on ne compte pas."

Toutefois, la colère ne monte pas seulement chez les piétons, mais chez la plupart des habitants du quartier de la gare. Ils se sentent abandonnés avec leurs problèmes, leur cadre de vie devient de plus en plus désagréable. "On se moque de nous", disent les uns, ou : "Les habitants de Montpellier n'ont rien à dire. C'est la mairie qui décide, pas pour les Montpelliérains, mais contre eux."

Ce qui exaspère les habitants du centre de Montpellier, ce n'est pas forcément les travaux pour la ligne 3 du tram - mais les résultats. Ils ont accepté que, pendant quelques années, ils seraient gênés par le bruit et les problèmes de circulation. "On nous a prévenus des perturbations passagères", se rappelle un des révoltés de la rue Durand. "Mais personne ne nous a dit que ces perturbations seront permanentes."

Rue de la République à MontpellierEntre-temps, la révolte des habitants de la rue Durand s'est étendue aux deux rues parallèles, la rue Levat et la rue de la République. Sur les portes et vitrines de la rue de la République, un tract appelle au rassemblement. "... groupons-nous", peut-on y lire, "constituons un comité de quartier et opposons-nous pour que la rue de la République ne devienne pas la Rue de tous les bus que personne ne veut."

En effet, avec les travaux sur la ligne 3 du tram, les bus autour de la gare sont devenus un véritable tracas. D'abord, les décideurs de la TaM les ont fait passer par la rue Durand : avec le résultat qu'aucun enfant ne pouvait plus s'y aventurer, que les commerçants commençaient sérieusement à souffrir du manque de clientèle - personne n'avait plus envie d'y passer -, on avait peur des accidents, le bruit était insupportable, et l'air était pollué au point d'être irrespirable. Les habitants se sont donc révoltés... avec un certain succès.

Ce succès, pourtant, a amené les bus à la rue parallèle, la rue Levat - qui, immédiatement, s'est révoltée elle aussi. Pour que les bus ne soient pas envoyé d'une petite rue à l'autre, l'association de la rue Durand a fait des propositions : lier les bus avec d'autres stations de tram - "la gare aura ses trois lignes de tram, c'est suffisant" - et les faire passer par les grands axes autour du quartier de la gare.

Les autorités, toutefois, font la sourde oreille. "Ils n'ont pas envie de nous respecter", se plaint une dame qui vit dans la rue Levat, "et de respecter le caractère des vieilles petites rues. Ils auraient facilement pu mettre les bus ailleurs. Mais au lieu de ça, ils font souffrir les habitants de toutes les trois rues. Il n'y a plus de qualité de vie.

Il est vrai qu'en résultat de la révolte, il y a moins de bus qui fréquentent la rue Durand - la rue Levat et la rue de la République se partagent les autres. "Mais la révolte nous a coûté cher", constate un habitant de la rue Durand. "On a un peu moins de bus, mais ceux qui restent font assez de bruit et polluent l'air dans nos appartements. Et notre 'punition' : ils nous ont volé tous les parkings."

Quelle ville ne rêverait pas d'un centre sans voitures ? Toutefois, Montpellier n'y est pas encore. Pour le moment, c'est juste les habitants du quartier de la gare qui ne savent plus où garer les leurs. Ainsi, la rue Durand a reçu un joli trottoir très large - "pour faire taire les voix qui disent que les piétons ne peuvent plus y passer" - et un couloir étroit pour les bus et les voitures. Voilà tout. Si un habitant de la rue a besoin de s'arrêter près de sa maison pour, par exemple, décharger ses bagages des vacances, il provoque immédiatement un embouteillage et la colère des conducteurs des bus. "La rue Durand est condamnée à mourir", explique une habitante, "car personne ne peut plus emménager. Les camions de déménagement n'ont plus de place." - Le déménagement, pourtant, n'est plus possible non plus.

La situation de la rue Pagezy n'est pas différente : un trottoir assez large, un petit couloir de bus - et plus aucun parking. La rue de la République est partagée entre le tram, un petit couloir de bus - et, pareil, plus aucun parking. "Ils veulent qu'on prenne des abonnements dans les parkings officiels, mais pour la plupart des gens, ils sont trop chers." Pire : "Pour avoir un abonnement dans le parking Laissac, vous devez attendre qu'une place se libère. On vous met sur une liste d'attente, voilà tout."

Aujourd'hui, quand on passe par la rue Durand, on ne voit qu'un grand chantier. On y tombe sur un arrêt de la ville de Montpellier, signé par Madame le Maire Hélène Mandroux, qui interdit toute circulation et, bien sur, aussi le stationnement dans la rue entre le 30 juin et le 30 septembre. La société Eurovia, chargée des travaux, toutefois, n'est pas d'accord avec l'arrêt de la mairie. Sur leur communication, on peut lire que l'interdiction de circulation concerne la période entre le 8 août et le 31 octobre.

"Vous voyez", est le commentaire d'un habitant, "ils se moquent de nous. Ils ne font même pas l'effort de se mettre d'accord. Mais, de toute manière, peu importe si les travaux se terminent le 30 septembre ou le 31 octobre, ça ne vaut pas la peine de nous raconter que le stationnement est interdit d'ici là : tout le monde peut voir qu'il n'aura plus de place pour garer les voitures, après les travaux." Il rigole amèrement. "Peut-être, ils n'auront plus besoin d'interdire le stationnement après le 31 octobre - parce qu'il n'y aura plus de places pour stationner."

Du côté de la rue de la République, on constate que même le bruit des travaux ne sera pas terminé de sitôt. "Savez-vous qu'il vient d'être voté que la ligne de bus n° 7 doit redescendre sur les rails du Tram en direction de la gare", peut on lire dans l'appel de ses habitants, "et que des travaux vont être repris ?"

Le parc dans la rue de la République, MontpellierRien n'est définitif, alors, et rien n'est terminé. En attendant, le bruit, la pollution et la peur des accidents continuent à hanter les habitants du quartier de la gare. "Et même nos chiens n'ont plus de place", ajoute une dame en indiquant la fermeture du petit parc de la rue de la République qui, officieusement, était devenu le "terrain des chiens". Le parc existe toujours, mais ses arbres se cachent derrière un mur. Et là où, auparavant, se trouvait l'entrée, on peut lire maintenant que "Nos équipes aménagent votre cadre de vie"...
Photos et texte : copyright Doris Kneller


dimanche 7 août 2011

Groupe Nicollin à Montpellier : des Montpelliéraines se plaignent

Micro-trottoir sur la réputation des services publics à Montpellier


Groupe Nicollin à MontpellierJuillet 2009, mardi, vers 11 heures, dans un quartier calme de Montpellier. Le soleil brille, il fait chaud - une journée de rêve pour ceux qui vont à la mer. Mais pas tout le monde a des vacances. L'équipe d'un camion de nettoyage, de toute manière, ne fait pas partie des vacanciers...

Une jeune femme qui, juste en ce moment, s'approche du camion n'est pas en vacances non plus. Elle hésite quand elle voit le tuyau qui, dans la main d'un des ouvriers, crache une fontaine d'eau. Mais l'homme la rassure avec un sourire et un geste de sa main libre, la femme a confiance, elle avance... pour, quelques secondes plus tard, être trempée.

"Ma coiffure était ruinée", se rappelle la jeune femme, "et ma robe collait à mon corps." Et les hommes ? "Ils étaient morts de rire. L'un a sifflé - probablement parce que ma robe était pratiquement transparente, mouillée comme elle était - et l'autre a crié : 'Dites merci pour la douche', ou quelque chose dans ce style." Une raison pour se fâcher ? Il faisait chaud... "J''étais en chemin pour un rendez-vous d'embauche. Merci les hommes... Je ne pouvais que retourner chez moi."

Poubelles à MontpellierRidiculisée par, comme elle dit, "des sexistes", en colère à cause d'une occasion de poste perdue, la dame a rédigé une plainte et l'a envoyée à la mairie. "J'étais nouvelle à Montpellier, je ne savais pas à qui m'adresser. Mais je me suis dit que la mairie la ferait passer."

Résultat ? Jusqu'à ce jour, c'est-à-dire plus de deux ans plus tard, pas de réponse.

Changement de scène : Rond-point des Près d'Arènes, avant le début des travaux de la ligne 3 du tram. Il est environ 10 heures, au milieu de la semaine, les rues sont assez calmes. Une dame d'une quarantaine d'années quitte la zone commerciale avec sa voiture et s'apprête à s'engager dans le rond-point. Tout à coup, un camion du Groupe Nicollin la double sur la voie gauche et lui prend la vue sur le trafic du rond-point. "Je me suis dit que c'est pas grave. Je n'aurais qu'à attendre qu'il parte et la voie sera libre pour moi."

Malheureusement, il ne part pas. Au lieu de cela, son conducteur lui fait des gestes qu'elle interprète comme obscènes. "J'ai fait semblant de ne pas voir les gestes, et j'ai avancé un peu pour voir, si je pouvais prendre le rond-point." Mais le camion avance lui aussi et, de nouveau, la vue sur le rond-point était barrée. Ce manœuvre s'est répété encore deux fois jusqu'à ce que, finalement : "Je lui ai fait signe de partir, de me laisser tranquille. Mais il a rigolé. J'ai paniqué et, sans voir s'il y avait une voiture ou non, j'ai accéléré."

"J'ai eu de la chance de ne pas provoquer un accident", continue-t-elle son récit. "Mais j'étais furieuse." Elle aussi a rédigé une plainte qu'elle a envoyée à la mairie. Sans réponse.

Interrogées par l'équipe de Montpellier Presse Online sur la question qui est responsable du nettoyage des rues dans notre ville, 12 personnes sur 16 ont répondu : "La mairie." Une dame, toutefois, connaît les camions du Groupe Nicollin. "L'autre jour, j'étais dans un bouchon - comme toujours - dans la rue du Grand Saint-Jean. Et au moment où ça bouge enfin, qui me prend la priorité ? Une benne à ordures."

Service public à MontpellierDes cas isolés ? Bien sûr. "Je suis sûre que la plupart des équipes de nettoyage sont des hommes polis et gentils", admet la dame à la robe mouillée. "Et si je n'avais pas eu ce rendez-vous, j'aurais oublié l'histoire depuis longtemps. Mais ce qui me fâche encore aujourd'hui, c'est que ma plainte a été ignorée. Pourquoi, dans un tel cas, ils ne font pas de recherches internes pour éliminer des éléments comme ça ? Je suis certainement pas la seule qu'ils ont importunée. Mais avoir aucune réponse, ça fait mal. C'est comme si la mairie était d'accord avec eux. Ou, au moins, qu'elle ne s'intéresserait pas aux problèmes des gens qui vivent ici."

La dame à qui une benne d'ordures a pris la priorité parle de respect : "Je ne sais pas si c'est dû à l'énervement - tout le monde est énervé, en ce moment, avec les bouchons éternels et le soleil qui tape sur les toits des voitures pendant qu'on est bloqués - mais, de toute manière, les gens manquent de plus en plus de respect." - Sur le site Internet du Groupe Nicollin, on parle également de respect. Sur la page sur la "culture de l'entreprise", on peut lire qu'une de ses "valeurs fortes" serait la "responsabilisation des dirigeants et des employés, fondement du respect, de la confiance et de l’esprit d’équipe".

"Ce que je pense du Groupe Nicollin ?" répond une dame d'une trentaine d'années à la question de Montpellier Presse Online. "Je sais pas." Elle hésite et observe comme, justement, un camion des services publics télécoms s'engage assez vite sur la Comédie, et un jeune homme fait un saut par peur d'un accident. "Le foot, surtout, n'est-ce pas ?" continue-t-elle. "Loulou Nicollin, le président du club de foot..."
Photos et texte : copyright Doris Kneller


vendredi 5 août 2011

Les Estivales à Montpellier - une force économique

Les Estivales de Montpellier, le vin de la région et la musique du monde : Montpellier en fête

Les Estivales à Montpellier"J'aime Béziers", dit le Monsieur d'environ quarante ans qui habite la ville depuis son enfance. "C'est une ville où on peut travailler et avoir des amis. Mais", ajoute-t-il, "pour faire la fête, elle n'est pas idéale - à part la Féria, il n'y a strictement rien. C'est pourquoi, pour faire la fête, on va à Montpellier."

Montpellier, ville de la fête où les nuits sont dominées par le rire et par la musique. Où on danse et chante sur la Comédie qui ne semble jamais dormir. Et où, les vendredis, les Estivales remplissent l'Esplanade Charles de Gaulle de musique, de spécialités culinaires, de vin et d'une foule de Montpelliérains et d'amis de Montpellier qui sont venus pour faire la fête.

À première vue, tout est mis en place pour rendre les gens heureux. Mais la fête à Montpellier ne cible pas seulement le bonheur des Montpelliérains et des visiteurs. Elle sert aussi à soutenir l'économie locale. Car faire la fête, cela rime avec argent... aussi à Montpellier.

En principe, personne n'est obligé de dépenser un cent. Un peut se promener dans la foule joyeuse, regarder les stands, s'asseoir à une table, boire son propre vin et manger son "pique-nique". La musique est gratuite pour tout le monde, et danser ne coûte que la sueur qui coule avec l'effort plaisant à une soirée d'été montpelliéraine ...

Malgré cela, aux Estivales, les affaires marchent. Il y a 50 stands qui fournissent la nourriture de tout genre. Certains étaient déjà présents en 2008, à la première édition des Estivales à Montpellier. Et ils ont l'intention de venir aussi en 2012. "Ç vaut la peine d'être ici", sourit un Monsieur qui vend des gâteaux. "Les gens reconnaissent la bonne qualité."

Bien sûr, ses gâteaux sont bons - ce qui n'est pas étonnant, vu que la ville soumet les produits des Estivales à une contrôle de qualité... et de prix. On a le droit de gagner de l'argent, mais personne ne peut exagérer. Mieux encore est la situation aux stands des 35 vignerons qui sont présents à Montpellier les vendredis d'été. Chaque semaine, ils vendent 11.130 verres à quatre euros par unité - même partagée par 35, la somme n'est pas à négliger : 1272 euros, en moyenne, par vigneron, dans une seule soirée. Personne n'est étonné, alors, qu'aux heures des Estivales, il y ait tant de foule autour des stands des vins que les bouteilles sont à peine visibles....

Faire la fête à MontpellierMais les Montpelliérains et leurs visiteurs ne consomment pas seulement les verres : en moyenne, 7000 bouteilles de vin sont vidées au cours d'une soirée d'Estivales. Cela signifie-t-il qu'à Montpellier, quand on fait la fête, on boit beaucoup ? - Les chiffres se relativisent quand on les compare avec le nombre de visiteurs : 30.000 fêtards peuplent l'Esplanade les vendredis soirs... et les chiffres records du mois d'août ne sont même pas encore atteints. 30.000 personnes qui se partagent 7000 bouteilles, cela fait moins de deux verres par personne.

Ce n'est donc pas le vin qui attire les Montpelliérains aux Estivales - au moins pas en quantité : "On peut déguster de différents vins, des vins que, normalement, on ne découvre pas", commente une Montpelliéraine d'une trentaine années qui, comme elle dit, vient "presque chaque semaine". "C'est pourquoi j'aime venir ici." Un Monsieur d'une quarantaine d'années est du même avis. "On habite à Vendargues, je dois donc conduire ce soir. Mais c'est pas grave, on n'a pas besoin de boire des masses. Ce qui fait plaisir, c'est déguster les différents vins de la région."

Le vin est-il l'attraction principale des Estivales ? - "La musique", répond une jeune dame à la question de l'équipe de Montpellier Presse Online, et ses trois copines lui donnent raison. "La convivialité", constate un homme d'une trentaine d'années. "Ici, on peut parler avec tout le monde sans que personne se fâche. Ça devrait être pareil dans la vie de tous les jours."

Musique aux Estivales de Montpellier"J'aime les Estivales", déclare une touriste anglaise d'à peu près le même âge. "Dans le Sud de la France, on sait faire la fête. Les gens ont tous des mines heureuses. Tout le monde sourit. La musique est bonne. Et", elle lance un petit rire, "le vin aussi."

Les "anciens" ont des critiques quand même. "J'ai préféré les tables des autres années", dit une Montpelliéraine d'une cinquantaine d'années. "Cette fois-ci, on n'a que de petites tables. Les grandes tables des autres années étaient plus conviviales. Elles incitaient les gens à faire connaissance." Le nombre des stands non alimentaires suscite aussi l'étonnement et des critiques : "Avant, il y avait plus de stands. J'aimais bien faire le tour entre les bijoux, les vêtements et tous les autres produits artisanaux. Mais cette année-ci, il n'y a presque rien. J'imagine qu'ils n'ont pas vraiment vendu grand-chose."

"J'aime la diversité de ce qu'on peut acheter aux Estivales", explique aussi une autre dame, un peu plus jeune que la précédente. "Les petites choses à manger de toutes les régions et de tous les pays, les vins pour tous les goûts... Mais pour le reste, l'offre n'est pas très diversifiée. C'est toujours les mêmes stands qui viennent, au Marché de Noël, aux Estivales. La première fois, c'est intéressant, mais puis, plus rien de nouveau."

La musique, par contre, reste nouvelle. "Des groupes formidables", s'extasie un Monsieur d'une cinquantaine d'années. "C'est la première année que je suis ici, mais ça me plaît énormément. Je ne sais pas qui choisit les groupes, mais la personne a bon goût. Elle sait ce qu'il faut pour faire la fête. Et quant au vin", un petit clignement d'œil, "à la fin de la saison, je pourrai faire une fête chez moi avec les verres des Estivales 2011."
Photos et texte : copyright Doris Kneller