Enfants ou adultes : être sportif à Montpellier
On peut dire ce qu'on veut sur les bienfaits ou les dangers du sport. Toujours est-il que le sport est une occupation qui fait plaisir - et qui est à la portée de tout le monde. C'est au moins ce que proclame la ville de Montpellier qui, pour toutes les vacances scolaires en 2012, lance un programme de sport costaud... costaud et gratuit pour tout le monde.Les Montpelliérains jeunes et moins jeunes peuvent exercer tout genre de sport - du tennis au taekwondo, le tir à l'arc, le judo, le football - masculin et féminin - la boxe, l'escalade, le baseball, le basket,... Seule condition de la gratuité qui concerne toutes les offres sportives sauf l'équitation et la pêche : le participant doit vivre à Montpellier et être en possession de la carte "Montpellier Sports" qui coûte cinq euros. On peut se la procurer au Service municipal des sports et à certaines Maisons pour tous.
Montpellier Presse Online a voulu savoir, si les Montpelliérains sont au courant de cette mesure de la ville et, surtout, ce qu'ils en pensent. La mère d'un garçon de neuf ans n'en est évidemment pas informée : "Oui", explique-t-elle, "il a envie de faire du sport. Mais il veut autre chose tous les jours. Un jour il veut jouer au foot, puis c'est le judo... J'ai trois enfants, je ne peux pas payer pour tout ça." Montpellier Presse Online lui parle donc des mesures prises par la ville de Montpellier. "Je ne sais pas", répond-elle, "je n'ai pas le temps de m'en occuper."
Une autre mère - elle a une fille de douze et un garçon de once ans - est plus ouverte aux possibilités proposées à ses enfants. "Les profs en ont parlé à l'école. Je trouve ça formidable. Bien sûr, tous les deux vont participer. Ça les occupe et c'est bien pour la santé."Toutefois, pas toutes les offres rencontrent l'enthousiasme des enfants - la plupart des jeunes rêvent des sports qui se donnent la réputation d'être des sports "extrêmes". Ils préfèrent les sports de combats aux sports classiques au ballon, et la gymnastique est souvent considérée comme quelque chose "pour les vieux". "C'est pas intéressant", proclame un garçon de douze ans quand on lui parle de la gymnastique, "ça sert à rien." Et interrogé sur son sport préféré, il répond spontanément : "Aïkido - et le Breakdance."
Mais la trouvaille sans doute la plus intéressante - au moins aux yeux des parents mais aussi pour beaucoup d'enfants - est le système des stages "la tête et la jambe". L'idée : éduquer l'esprit et le corps en même temps. Ainsi, les diverses associations avec qui la ville a décidé de travailler proposent aux amateurs des langues d'exercer l'anglais et la "Tap Dance" en même temps. Ou de jouer au foot américain et d'apprendre le jargon sportif en anglais. Ceux qui, comme le jeune homme interrogé par Montpellier Presse Online, aiment l'Aïkido, peuvent parallèlement plonger dans la culture japonaise : la calligraphie, l'histoire, les légendes... Une autre possibilité de passer une partie de ses vacances consiste dans des jeux sportifs qui ont le but d'apprendre l'orientation. La sécurité routière est liée à la pratique du Triathlon, et ceux qui ont envie de s'initier aux beaux arts peuvent en même temps jouer au volley...
"À première vue, l'idée me semble très bien", déclare un Monsieur dans la soixantaine dont les trois petits-fils sont des sportifs acharnés. "Donner aux enfants une éducation sportive et, en même temps, une culture générale est une bonne initiative. Mais apprendre l'anglais et jouer au foot n'est peut-être pas si utile. Mes petits-enfants aiment jouer au foot, mais quand ils jouent, ils n'ont rien à faire avec l'anglais. En plus, les enfants de certains quartiers - comme par exemple la Mosson, mais aussi bien d'autres - feraient mieux apprendre le français avant d'attaquer l'anglais."
"Le foot et l'anglais ?", répète une dame dans la quarantaine, mère d'un garçon et d'une fille de 10 et 14 ans qui aiment bien le sport. "Oui, je trouve ça bien. Ça leur donne peut-être un peu de motivation pour l'anglais."Un Monsieur d'à peu près le même âge - père d'un garçon "très sportif" - est principalement d'accord, mais il trouve que les mesures de la ville de Montpellier ne sont pas suffisantes. "Pour les motiver, il faut plus. Pourquoi pas inviter des clubs anglais pour que les enfants puissent exercer leur anglais avec des copains, au lieu de juste apprendre quelques vocables sportifs ?"
Et une dame dans la cinquantaine, grand-mère d'une fille de cinq ans, commente : "Tant qu'ils ne font pas de bêtises, tout est utile. Qu'ils fassent du sport ou apprennent l'anglais... Le principal est qu'on leur donne un but dans la vie." Et sa fille, mère de la petite, ajoute : "C'est ce que je souhaite pour ma fille : un but dans la vie, une perspective. Quelque chose qui lui donne un avenir."
Photos et texte : copyright Doris Kneller
Certes, lorsqu'on est en ville, la vie est moins amusante quand il pleut. Toutefois, la ville n'est pas isolée de ses environs, et ces environs ont besoin d'eau. L'équipe de Montpellier Presse Online a voulu savoir si les Montpelliérains, grands amateurs du soleil, sont conscients du manque d'eau en ce début d'année.
Tandis que les fleuves et rivières de l'Hérault montrent des débits extrêmement bas pour la saison, on craint pour le niveau des eaux souterraines. Déjà, Montpellier n'a pas été construit dans une zone qui, même les années les plus abondantes, déborde de l'eau - c'est pourquoi, au 18e siècle, le
Jardin ou agriculture, tout ce qui vit de l'eau sera en danger cette année. La préfecture conseille aux particuliers qui aiment les plantes ainsi qu'aux jardins publics ou aux agriculteurs de se préparer à une année de sécheresse extrême. Certains problèmes pourraient être résolus par le choix d'essences qui ont besoin de moins d'eau... Toutefois : "Bonne idée", commente un jeune agriculteur, "pour l'ornement, on peut privilégier les plantes grasses. Elles sont chez elles ici dans la Méditerranée et le manque d'eau ne les dérange pas. Mais pour les agriculteurs, c'est déjà plus difficile : il n'y a pas de légumes qui n'auraient pas besoin d'eau. Pareil pour les fruitiers qui, dans un certain stade, dépendent de l'eau. Et même s'il y avait des essences moins gourmandes en eau - on ne peut pas tout arracher et replanter du jour au lendemain. La gestion de l'eau, c'est une affaire à très long terme."
Rien n'est parfait. Et il est clair que le trajet de la nouvelle ligne 3 laisse pleins de jaloux et de malcontents. Par exemple parmi ceux qui avaient pris l'habitude du bus 15. "C'était si facile : on le prenait à la gare et il nous déposait plus ou moins devant la maison", raconte un habitant de Figuerolles. "En plus, le 15 roulait jusqu'à tard la nuit." Or, à partir du 7 avril, Montpellier n'aura plus de bus 15. "On sera obligé de faire un trajet d'une dizaine de minutes à pied..."
Le sentiment que partagent la plupart des Montpelliérains ? La confusion. "Rien n'est clair", déclare une dame dans la trentaine qui, depuis "toujours", a l'habitude de se servir des transports en commun. "Depuis des années, on a pris l'habitude que rien ne va plus avec les bus. Quand ils avaient du retard, c'était toujours la faute aux travaux - même dans les coins où il n'y avait jamais des travaux. Les stations changeaient tout le temps, et si, une semaine, un bus partait à tel endroit, la semaine après on pouvait pas être sûr de l'y retrouver. Mais tout le temps, on se disait que tout ira mieux une fois le tram terminé. Et maintenant..."
Le problème des feux rouges est résolu - plus ou moins. Par contre : "Dans ce coin, on ne sait plus qui arrive de quel côté : les bus, les voitures. Bientôt, le nouveau tram va s'y joindre. Les piétons ne sauront plus où aller."
Ils sont cinq, et ils ont une chose en commun : l'amour de la création, de tout ce qui est "original" - et de l'écologie et du commerce équitable.
Ou, peut-être, tout a-t-il déjà commencé beaucoup plus tôt, le jour où, lors d'un voyage en Mexique, Marielle Lopez a eu un "coup de cœur", comme elle dit, pour les vêtements de Carla Fernández. La couturière "recycle" des rebozos, ces grandes écharpes des indigènes dans lesquelles, par exemple, elles portent des bébés, pour en faire des tuniques originales.
Véronique Ribeiro et son entreprise "Dur à cuir" misent elles aussi sur le recyclage. La créatrice se sert des chutes de cuir, des chambres à air, elle coupe, nettoie, cire... et en fait des merveilles. Une chambre à air de vélo, par exemple, peut se transformer en une ceinture élégante et de bonne qualité. De petites trousses qui, pour une fois, se distinguent de celles qu'on trouve dans chaque boutique "classique", sont faites de pneu de camion. Lorsqu'elle travaille avec des chutes de cuir, elle "utilise tout au maximum", rien n'est jeté.
Ça y est, la saison des marchés de Noël est revenue. Pas une ville dans l'Hérault qui ne consacre pas au moins une journée, voire un week-end, à un marché de Noël, pour ne pas parler de la grande fête des Hivernales à Montpellier.
À cette époque, Ina Holzhauer était secrétaire adjointe - plus tard, elle est devenue secrétaire - de l'association "Pérols Jumelages" qui gère et anime des relations amicales avec Flörsheim am Main, une petite ville en Allemagne, pas loin de Francfort. L'idée de renforcer encore cette amitié entre les deux communes et, pour aller plus loin, entre les Français et les Allemands en général, n'était donc pas absurde. "Pour s'entendre, il faut d'abord se connaître", réfléchit Ina Holzhauer. "Et une bonne partie de la connaissance et de la reconnaissance passe par la connaissance des produits d'un pays - et surtout par les bonnes spécialités culinaires..."
L'idée d'un Marché de Noël un peu original était bonne, mais les circonstances l'étaient aussi : "Les Péroliens avaient envie de découvrir les produits de leur ville jumelle, et côté Flörsheim am Main, les gens sont très ouverts à tout genre d'idée nouvelle." Ils étaient immédiatement d'accord d'envoyer des représentants de leur ville avec leurs meilleurs produits - comme ce pâtissier de Flörsheim am Main qui a promptement réagi lorsque Ina Holzhauer lui a soumis son idée : "Je t'aide, bien sûr, je vais te faire de bons gâteaux..."
C'est fois-ci, les Montpelliérains et leurs amis avaient droit à assister à une ZAT - Zone Artistique Temporaire - encore plus spéciale que ses deux prédécesseurs : elle ne consistait pas seulement dans de diverses performances artistiques comme toujours très originales, mais aussi dans l'inauguration du nouveau hôtel de ville. Et le comble : le jour de l'apparition du Monstre du Loch Lez, prédit par Nostradamus, l'illustre étudiant à la faculté de Montpellier, était venu.
Ce qui, par contre, a plu aux Montpelliérains était la cellule d'enquête instaurée par la mairie de Montpellier et l'intervention de divers spécialistes de monstruosité. Ainsi, Olaf Nitche, monstrologue de Düsseldorf en Allemagne, perché sur une île de livres, a expliqué au public ce qui distingue les monstres des êtres "normaux". Les différences, selon lui, ne sont pas énormes - il y a juste la question de la taille. Il faudrait s'imaginer l'effet d'une mouche haute de trente mètres... et déjà, on saurait ce qu'on ressent face à un monstre. Bref, un monstre est un être d'un aspect dont nous n'avons pas l'habitude...
Une étudiante récemment arrivée de la région parisienne est impressionnée. "J'imagine que, pour les Montpelliérains, c'est l'inauguration de l'hôtel de ville qui est le plus important. Je ne suis pas experte dans la matière, mais je crois qu'il est unique dans son genre, écologique est tout."
Un mardi à Montpellier, trois heures le matin, quartier entre la gare SNCF, l'ancienne gare routière et la Comédie. Un groupe de jeunes traîne dans les rues. Quelques filles éclatent de rire - d'un rire fort et sonore - et des garçons poussent des hurlements de loups, d'autres aboient ou crient, tout simplement, comme si la vie leur faisait mal. À première vue, ils ont l'air ivres, mais quand on les observent de près, on remarque qu'ils n'ont rien bu ou très peu.
"Ses jeunes", termine le Monsieur le récit qu'il adressé à l'équipe de "Montpellier Presse Online", "ne sont pas méchants. Ils ne veulent pas nuire aux gens, mais ils sont énormément frustrés. Ils ne savent pas quoi faire de leur vie, et ils n'ont aucun espoir. Ils ont l'impression que personne ne les respecte - et ils ont appris à respecter personne, de leur côté."
"Nous ne pouvons pas être derrière chaque client", confirme le patron d'un bar dans lÉcusson. "Ce n'est pas nous qui avons fait les lois contre les fumeurs. Les gens veulent fumer, alors ils sortent. En général, ils sortent à plusieurs et continuent leur conversation dehors. C'est normal qu'ils ne pensent pas toujours à baisser la voix, n'est-ce pas ? Quand ils quittent le bar", ajoute-t-il, "ils font ce qu'ils veulent, de toute manière. S'ils ne rentrent pas tout de suite, ce n'est pas sous notre responsabilité."