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jeudi 22 septembre 2011

Jumelage entre Montpellier et Heidelberg : les fêtes du 50e anniversaire

Les dernières nouvelles de Montpellier

Il y a 50 ans exactement que la ville de Montpellier et celle de Heidelberg ont signé le premier acte de jumelage jamais conclu entre la France et l'Allemagne. Déjà à l'époque, Montpellier, aujourd'hui ville de réputation internationale, était un pionnier de la paix et de l'amitié entre les peuples.

À Montpellier, la Maison de Heidelberg - haut lieu montpelliérain de la culture allemande - fête l'événement avec sa 9e semaine allemande qui commence aujourd'hui avec le vernissage d'une exposition des affiches de Klaus Staeck, l'artiste d'art politique le plus discuté dans l'Allemagne des années 70. Les habitants de Heidelberg, par contre, ne célèbrent pas seulement le 50e anniversaire de jumelage avec Montpellier, mais aussi le 25e anniversaire de la Maison de Montpellier, le pendant de la Maison de Heidelberg en Allemagne.

Invitée d'honneur de la fête en Allemagne sera le maire de Montpellier, Hélène Mandroux. Cet après-midi, elle assistera à l'inauguration des célébrations mise en musique par la Fanfare montpelliéraine "La nouvelle Collection". Demain, la fête continuera avec une déambulation dans les rues de Heidelberg, toujours accompagnée par la Fanfare de Montpellier.

Mais en Allemagne, pas seulement les adultes feront la fête, mais aussi les enfants. Plus spécialement 40 enfants nés en 2001, au moment du 40e anniversaire du jumelage. Ces enfants célébreront leurs dix ans en présence de Hélène Mandroux et auront des cadeaux qui viennent de Montpellier.
Photos et texte : copyright Doris Kneller


mercredi 24 mars 2010

Montpellier et Louisville : Thomas Jefferson et les trois "Louis"

55 ans de jumelage : les points communs entre Montpellier et Louisville

Jumelage : Montpellier et Louisville

Ça y est, le 55ème anniversaire tant attendu du jumelage de Montpellier et Louisville est arrivé. La plaque commémorative de la visite de Thomas Jefferson, président des États-Unis et un des "pères" de la déclaration de l'indépendance, est enfin posée.

Tous les Montpelliérains connaissent l'histoire de la visite de Thomas Jefferson à Montpellier et chez Paul Joseph Barthez, à l'époque directeur du jardin des plantes, où il est tombé amoureux du bon vin de la région et, notamment, de Saint-Georges-d'Orques. Mais sa ville, Louisville, est plutôt peu connu à Montpellier.

Louis XIV à MontpellierIl est vrai qu'avec ses presque un million d'habitants, Louisville est plus grande que Montpellier. Toutefois, il n'y a pas mal de points qui lient la ville au nord de Kentucky à la capital du Languedoc-Roussillon. - Déjà, il y a les "Louis" de Montpellier et de Louisville. Tandis que Montpellier n'oublie jamais la présence de Louis XIII et de Louis XIV dans ses murs, Louisville rend toujours hommage à Louis XVI qui l'a secouée pendant la guerre d'indépendance.

Ceux qui font toujours en sorte que Montpellier et Louisville restent de bons amis, ce sont les étudiants. Montpellier et Louisville sont toutes les deux des villes dont l'image est étroitement liée aux universités. Depuis les débuts du jumelage entre les deux villes, les étudiants montpelliérains rendent visite à leurs collègues louisvillians et, parallèlement, ils accueillent leurs amis de Kentucky à Montpellier.

Et, autre point que Louisville a en commun avec Montpellier, la ville américaine compte beaucoup de "grands noms" parmi ses fils. Il n'y a déjà Thomas Jefferson, mais aussi Louis Brandeis, le premier juge de la Cour suprême des États-Unis qui était juif - à l'époque un signe d'ouverture. Ceux qui apprécient la littérature américaine savent évidemment que Hunter S. Thompson est né à Louisville. Mais les amateurs du sport y trouvent aussi leur compte : non seulement que Louisville héberge une des courses de chevaux les plus renommées, le Kentucky Derby, mais elle est aussi la patrie de Mohamed Ali.

Toutefois, comme à Montpellier, les grands hommes qui ont fréquenté les rues de Louisville n'étaient pas tous nés sur place. Il y avait par exemple Thomas Edison, le pionnier de l'électricité et du téléphone qui, pendant deux ans, a vécu à Louisville. Et c'était ici que, en 1883, sa lampe à incandescence a été présentée au grand public pour la première fois.

Encore un autre point qui rapproche Louisville de Montpellier est l'eau. Tandis que l'histoire de Montpellier montre des liens étroits avec la mer, Louisville a toujours vécu avec sa rivière, l'Ohio, et les chutes de l'Ohio. C'est en fait à l'Ohio ou, plutôt, à ses chutes que Louisville doit sa richesse : pendant des siècles, les bateaux étaient obligés de décharger leurs marchandises à Louisville afin d'être assez légers pour passer les chutes. Ensuite, les bateaux ont été rechargés à l'autre côté des chutes. Or, il est clair que les équipes des bateaux n'étaient jamais assez nombreuses pour charger et recharger efficacement : les Louisvillians sont donc devenus des porteurs de marchandises.

Cette tâche, très petite à première vue, a permis à Louisville de se développer à une bonne vitesse : le travail était assuré pour tout le monde. Ainsi, le nombre d'habitants de la Louisville du début du 19ème siècle a carrément "explosé" - autant que celui des habitants de la ville de Montpellier actuelle. Malheureusement, ce bonheur de l'emploi pour tout le monde était terminé en 1830 : à ce moment, on construisit des écluses et des canaux. Les marins n'avaient plus besoin de décharger leurs marchandises, et la profession du "porteur" pour les bateaux était condamnée à disparaître pour toujours.

Montpellier et la géologieSi l'on demandait leur avis aux scientifiques, ils nous assureraient que Montpellier et Louisville se ressemblent aussi au niveau de l'intérêt qu'évoque leur géologie. Les roches calcaires de Louisville ont une origine comparable à celle de la terre calcaire de Montpellier - les coquillages.

Toutefois, il y a un aspect qui distingue Louisville de Montpellier : le climat. Tandis que le moindre flocon est une sensation à Montpellier, les Louisvilians ont l'habitude de quelques 40 centimètres de neige - chaque année.
Photos et texte : copyright Doris Kneller

vendredi 8 janvier 2010

Montpellier et ses jumelles : Fès, Barcelone, Louisville, Chengdu, Heidelberg, Thiemcen et Tibériade

Les Montpelliérains et le multiculturalisme : Montpellier au quatre continents

Montpellier, les jumelagesQue Montpellier est une ville internationale, que, sur la place de la Comédie, sur l'Esplanade, autour du Corum, à l'Antigone, au Peyrou, au jardin des plantes - bref, que, partout à Montpellier, on entend toutes les langues du monde, cela n'est pas nouveau. Les visiteurs se promènent dans les ruelles de l'Écusson, le long du Lez, au zoo, ils font leur cours au Polygone et à l'Odysseum… mais y a-t-il aussi des Montpelliérains qui se promènent chez les "autres" ?

Montpellier, cela est certain, est connu. Si le nom de la ville est mentionné à Londres, à Berlin, à New York ou à Madrid, il est sûr qu'il se trouve quelqu'un pour lancer un "oh la la" et de parler du soleil et de la Méditerranée. Mais la présence de Montpellier et des Montpelliérains dans d'autres villes a aussi été "officialisée".

Montpellier, médiathèqueEn fait, Montpellier est jumelé avec sept villes dans quatre continents. Il y a, par exemple, Louisville aux États-Unis qui, en 1955, fut la première ville à se lier à Montpellier. Toujours, les gens de Louisville invitent chaque été vingt étudiants montpelliérains pour travailler et vivre un peu avec eux et, avant tout, pour faire connaissance. Et, bien sûr, vingt jeunes de Louisville viennent tous les ans à Montpellier.

Les relations avec Heidelberg, ville en Allemagne avec laquelle Montpellier est jumelée depuis 1961, sont plutôt culturelles : tous les ans, les jeunes des deux villes se donnent rendez-vous pour un grand concert et, évidemment, pour une grande fête…

Plus sérieux sont les liens entre Montpellier et Chengdu en Chine. Montpellier était la première ville française à signer, en 1981, le contrat d'amitié avec une ville chinoise. Les relations sont plutôt commerciales, mais les Chinois pensent aussi au multiculturalisme à Montpellier : chaque année, cent étudiants montpelliérains ont le droit d'aller faire leurs études de langue en Chine.

Ainsi, chaque jumelage a son propre caractère. Celle avec Barcelone a des racines plutôt historiques - personne n'a oublié que les deux villes étaient déjà réunies au moment du royaume d'Aragon, et les rencontres entre Barcelonais et Montpelliérains sont surtout dédiées à l'histoire et à l'art. Les liens avec Tibériade en Israël, par contre, sont plutôt de nature scientifique et technique.

Le tram à MontpellierTlemcen en Algérie, la "ville d'art et d'histoire", est la dernière en date à s'être liée à Montpellier. Jusqu'à maintenant, les échanges n'ont pas encore trouvé de rythme, mais ils tourneront certainement autour du tourisme et de la culture.

Fès, relié à Montpellier depuis 2003, a une position particulière. Le nouveau programme de jumelage entre les deux villes vise, carrément, une coopération entre Maroc et la France basée sur de nouvelles conditions. Récemment, le maire de Fès, Hamid Chabat, et Hélène Mandroux ont décidé que Montpellier réaliserait un plan urbain de circulation pour son partenaire marocain - un tram comme celui à Montpellier circulera donc bientôt à Fès. En plus, Montpellier met toute son expérience culturelle à la disposition de Fès : déjà, la ville marocaine a créé une Médiathèque suivant le modèle montpelliérain et construit une maison culturelle dédiée aux échanges interculturels, comparable à la maison des relations internationales à Montpellier. Grâce au jumelage avec Montpellier, la "capitale spirituelle", comme Fès est souvent appelé, deviendra aussi "capitale multiculturelle".
Photos et texte : copyright Doris Kneller