jeudi 7 octobre 2010

Montpellier, Hélène Mandroux et les "nouveaux Montpelliérains"

Pourquoi les gens de tous les pays veulent vivre à Montpellier...

Accueil des nouveaux MontpelliérainsQui pourrait mieux accueillir les "nouveaux Montpelliérains" que Hélène Mandroux, maire de Montpellier, et son conseil municipal ? - La diversité des nations rassemblées dans le Corum lors de la dernière réception des derniers venus était impressionnante : tandis que le Canada est le "fournisseur" le plus fort en nouveaux Montpelliérains - onze pour cent des nouveaux habitants de Montpellier viennent de ce pays - dix pour cent arrivent de la Belgique et neuf pour cent des États-Unis. Mais ce n'est pas tout - seize autres pays nous ont envoyé leurs citoyens. Ainsi, six pour cent viennent d'Irlande contre uniquement deux pour cent ressortis du Royaume Uni, et des pays aussi variés comme l'Équateur, l'Espagne, la Colombie, la Malaisie, l'Écosse ou la Finlande sont représentés. Bref : la ville de Montpellier devient de plus en plus internationale.

Il est vrai que, selon les derniers sondages, Montpellier emporte le palmarès des villes où les Français ont envie de vivre : 43 pour cent des Français pensent que la vie est belle dans la ville près de la Méditerranée. Quant aux étudiants, Montpellier tient la troisième place dans leur liste des meilleures - et des plus agréables - universités de France.

Conseil municipal de MontpellierToutefois, cette réputation comme ville "où il fait bon vivre", est-elle suffisante pour expliquer les quelque 10.000 personnes venant de la France et de dix-neuf autres pays pour vivre à Montpellier ? Est-ce le soleil et la proximité de la Méditerranée qui attire les gens un peu partout dans le monde ? - Dans son discours de bienvenu, le maire Hélène Mandroux parla de la richesse culturelle de Montpellier, de ses plans d'urbanisation, de son dynamisme, de sa jeunesse : un Montpelliérain sur quatre est étudiant, cinquante pour cent des Montpelliérains ont moins de 30 ans, cette année 1000 enfants furent inscrits en maternelle et primaire, c'est-à-dire 500 de plus que l'année dernière - et, comme explique Hélène Mandroux, celui qui dit enfants dit jeunes parents - et avec un sur deux habitants qui sont actifs, l'économie ne peut pas être trop malade...

"Pourquoi je suis venu à Montpellier ?" répète l'étudiant la question de l'équipe des Gens de Montpellier tandis qu'il se sert au buffet de bienvenue. Il est Parisien et sa ville d'origine lui aurait fourni toutes les chances de suivre ses études. "J'ai réfléchi longtemps", explique-t-il, "mais finalement, j'ai préféré Montpellier. Sa fac d'économie a très bonne réputation, et je crois que la vie est plus agréable à Montpellier. On est moins stressé, ce qui fait qu'on travaille mieux et qu'on finit les études plus rapidement."

Un autre étudiant, venu d'Irlande, apprécie surtout la taille "humaine" de la ville. "J'ai passé un an à Paris", raconte-t-il, "et j'en ai eu marre des transports en commun. Partout où on veut aller, il faut prendre le métro ou un bus. Finalement, on ne va nul part. À Montpellier, on peut tout faire à pied. Ça me convient mieux."

Hélène Mandroux, maire de MontpellierUn Monsieur français dans la soixantaine est d'accord. "Il y a tant d'événements culturels à Montpellier, on a de quoi faire chaque jour. Et tout est proche." Une dame allemande, un peu plus jeune que lui, est du même avis : "Je dirais qu'à Montpellier, il y a plus d'événements culturels par habitant qu'ailleurs. Ça me plaît, et c'est une des raisons principales pour lesquelles j'ai choisi Montpellier..." "...et beaucoup de ces événements sont gratuits", sourit une jeune dame danoise à sa table qui, comme elle raconte, est arrivée à Montpellier "pour y vivre, travailler et être heureuse" il y a plus de six mois et qui n'a pas l'intention de repartir de si vite.

La plupart des étudiants, toutefois, pensent à leurs études et la qualité de l'université. "J'ai lu que Montpellier fait partie des meilleures universités de France", dit une jeune Colombienne qui souhaite d'abord perfectionner son français pour, ensuite, se lancer dans des études d'économie internationale. Une autre étudiante, canadienne, qui veut faire des études de médecine connaît bien l'histoire de la faculté de Montpellier : "Déjà Nostradamus a fait la médecine à Montpellier. Et les rois de France ont recruté presque tous leurs docteurs à Montpellier. Rabelais, par exemple. Ou Lapeyronie, le 'père' de la médecine française."

Un Monsieur belge d'une quarantaine d'années qui attend sa femme qui livre juste "la bataille au buffet", comme il l'exprime, explique qu'il a "accompagné sa femme à Montpellier qui y a trouvé un travail." Et il en est content. "Oui, la ville me plaît. J'aime beaucoup son opéra - je parle de la petite opéra place de la Comédie - et les gens sont très agréable."

Une dame d'à peu près le même âge n'est pas tout à fait d'accord. "J'aime Montpellier, mais pas ses habitants. Je préférerais Montpellier avec des habitants du Nord de la France - ça serait parfait." Toutefois, autour du buffet de bienvenue, elle est la seule à exprimer un malaise. "J'ai choisi Montpellier", explique une dame japonais, "à cause de sa 'légèreté de l'être'. Les gens travaillent sérieusement, mais au moment du loisir, ils ne se prennent pas au sérieux." Il paraît qu'elle sait de quoi elle parle. Elle raconte qu'elle travaille pour une grande société internationale et que, grâce à elle, elle aurait beaucoup voyagé. "D'abord, j'ai vécu en Allemagne. Mais je n'ai pas beaucoup aimé les Allemands. Puis j'avais un travail à Barcelone, ensuite à Paris et, maintenant, à Montpellier." Et c'est ici où, pour le moment, elle a envie de rester...
Photos et texte : copyright Doris Kneller

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