L'écologie au quotidien - un sujet qui fait réfléchir les Montpelliérain

Car l'écologie au quotidien est le sujet de la quinzième édition de la fête de l'écologie organisée par l'association A.V.E.N.I.R - l'Association Vauclusienne d'Éducation aux Énergies Non-polluantes, Indépendantes et Renouvelables - près d'Avignon. Pour les organisateurs de la fête, l'écologie au quotidien ne consiste pas seulement dans les petits gestes qui devraient faire partie des "automatismes" de tout le monde, mais aussi dans tout ce qui concerne la santé, les conditions de l'habitat, les produits qu'on utilise tous les jours, la nourriture, le bien-être et, à ne pas oublier, la solidarité...
...cette solidarité qui, justement, comme le souligne une jeune femme qui attend le tram au Corum, "ne fait plus partie de notre quotidien. On ne s'intéresse plus à ce qui arrive à notre voisin, et proposer son aide à quelqu'un qu'on ne connaît pas est souvent considéré comme insulte." - Et que, tout cela, a-t-il à voir avec l'écologie ? - "Ce constat concerne tous les aspects de la vie", continue-t-elle, "dont la solidarité du partage. On n'a plus l'idée de partager une voiture, un ascenseur ou un chauffage en hiver. Chacun vit dans son coin et ferme les yeux et les oreilles pour ne rien savoir des autres."

Ensuite, il y a des ateliers pour adultes et enfants. On parlera du bien-être, des finances, de l'eau, de l'énergie, des couleurs des vêtements ou de la construction d'une maison.
Toutefois, celui qui dit fête dit aussi musique. Ainsi, Marc-Antoine Stauffenegger, un musicien qui, d'habitude, régale son public avec des chansons de Piaf, Brel, Nougaro ou Brassens présentera des "chansons pour la planète". Mais aussi l'association planète bleue, Calypsud Steelband, Jean-Yves Chetail et plein d'autres musiciens mettent leur art à la disposition de l'écologie.
Tout cela pour notre planète. - Une telle fête peut-elle aider à sauver la vie de la Terre ou, du moins, à prolonger un peu l'existence d'un air respirable, d'une eau buvable et d'une qualité de vie dans le sens de la santé et du bien-être ? - Selon les annonces des organisateurs, la réponse est dans la sensibilisation. Ils parlent de l'urgence pour deux millions d'habitants des pays où le minimum ne fait pas partie du quotidien, pour le gaz ou le pétrole dont les réserves seraient épuisées dans 60 et 40 ans respectivement, pour les forêts primaires en voie de disparition, la biodiversité et la santé de l'homme. Ils accusent "ceux qui nous bernent quotidiennement sous couvert de démocratie" de ne pas prendre soin de notre héritage naturel et demandent aux habitants de la planète de prendre leur destin en main. Ils évoquent les déchets d'une civilisation consommatrice qui polluent les sols et les eaux, les bouteilles plastiques qui devraient disparaître des commerces et la responsabilité des consommateurs.
Reste la question si un consommateur peut vraiment améliorer le bien-être de notre planète et de ses habitants. "Oui, sûrement," dit une dame dans la cinquantaine. Chaque bout de papier que nous ne jetons pas inconsciemment peut contribuer au sauvetage d'un arbre. Chaque bouteille de plastique qui n'est pas produite prolonge la durée de la réserve du pétrole. Chaque chauffage éteint empêche la production de quelques déchets nucléaire..."

"Oui", assure un autre homme, un peu plus âgé, "il est bien de sensibiliser les gens à l'écologie. La plupart des gens ne sont ni méchants ni pollueurs - le problème est tout simplement qu'ils ne réfléchissent pas. Une fête est un excellent moyen de les réveiller et de les faire réfléchir un peu."
"Je ne sais pas", commente une dame dans la quarantaine, "ils parlent tout le temps de l'écologie, c'est à la mode, maintenant. Je pense qu'ils ont raison, mais je ne m'y connais pas vraiment. De toute manière, il faudrait faire en sorte que les gens se sentent mieux. Le bien-être, c'est ce qui est important, n'est-ce pas ?"
Photos et texte : copyright Doris Kneller
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