Montpellier : Portes ouvertes à l'art

Danièle Sanchez, peintre
Montpellier est une ville où l'on écoute des concerts de tous les coins du monde, où l'on rencontre des artistes de tout genre, où, tout à coup, une femme se met à chanter au milieu de la place de la Comédie et on se rend compte... que c'est une chanteuse professionnelle, à la voix merveilleuse. Et où même celui qui n'a pas des sous peut se régaler et "baigner" dans l'art et la culture.
Jean-Paul Bocaj, artiste pop, peintre
Quarante peintres, dessinateurs et sculpteurs contemporains ont participé au 6ème parcours d'ateliers d'artistes de Montpellier, organisé par l'Association les Briscarts. Ils ont invité le public à visiter leurs ateliers - et le public est venu en force. Des centaines de personnes ont envahi les ateliers. 
François Bouët, illustrateur
Pas tout le monde était toujours content de ce qu'il y avait à voir : "Il y a des artistes médiocres à Montpellier, c'est vrai", a été l'avis d'un jeune couple qui avait déjà vu une vingtaine d'ateliers et exprimait l'intention de continuer son périple à travers l'art, "mais on découvre aussi des merveilles." Ils se regardent, se mettent d'accord. "Oui, finalement, on a vu plus de belles choses que des médiocres."Les artistes sont content de ces critiques : "Normalement, nous sommes dans notre atelier, tout seul avec notre travail. Peindre, c'est un travail qui vous isole. Des week-ends comme celui-ci, par contre, nous approchent du public qui nous fait comprendre ce qu'il aime ou non. Les gens nous disent ce qu'ils pensent, ce qui est parfois agréable, parfois non. Mais il est utile d'écouter les critiques, de savoir ce qui sentent les autres..."
Et comme toujours, l'éternelle question reste ouverte : un artistes crée-t-il pour lui-même ou pour son public ? Qui serait étonné que le public jugeait plus facile à répondre à celles-là : "Vaut-il la peine de vivre dans une ville sans artistes ?" - "Non !" - "Vaut-il la peine de vivre à Montpellier ?" - "Il semble que..., oui, certes."
Photos et texte : copyright Doris Kneller
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