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jeudi 25 mars 2010

Montpellier et "60 Earth Hour" : Montpellier et le label de "ville écologique"

Montpellier et la terre : la lutte contre le changement climatique et l'échauffement de la planète

Montpellier, ville écologiqueSamedi prochain, Montpellier participera à l'opération baptisée "60 Earth Hour", une manifestation censée sensibiliser au réchauffement climatique de notre planète. Pendant une heure, plus de 250 villes en France et 2124 villes dans 115 pays du monde éteindront les lumières autour leurs monuments pour rappeler aux gens que tout le monde est responsable de notre environnement. À Paris, la Tour Eiffel ne sera dans le noir que pendant cinq minutes, mais le Louvre, l'église de Notre-Dame, la place de la Concorde ou l'Arc de Triomphe resteront "cachés" pendant une heure. Autour de la Tour Eiffel, on allumera par contre 1600 bougies - une pour chaque Panda qui, jusqu'à aujourd'hui, a survécu l'extinction menaçante de son espèce.

À Montpellier, les éclairages de la place de la Comédie et de l'Arc de Triomphe seront éteints entre 20.30 et 21.30 heures. Ce n'est pas la première fois que Montpellier participe à cette manifestation. Déjà l'année dernière, la ville près de la Méditerranée faisait partie des presque 200 pionnières françaises qui s'échauffait pour cette action inventée par le WWF, le Fonds mondial pour la nature, pour réveiller les gens qui n'auraient pas encore compris que la planète va mal.

Nature à MontpellierSelon la municipalité de Montpellier, la ville prendrait vraiment au sérieux les menaces écologiques sous lesquelles vivent les habitants de la terre. Déjà, elle a créé il y a presque deux ans la "Maison de l'Énergie de Montpellier" qui a pour but de "changer les mentalités" et faire en sorte que tout le monde soit conscient de la valeur d'un environnement sain. Toutes ces actions - comme la création de la Maison de l'Énergie ou la participation à l'action "60 Earth Hour" - font partie d'un plan européen qui demande à tous les pays de notre continent de s'engager pour la prise de conscience écologique de ses habitants et de lutter contre l'échauffement planétaire. Avec sa Maison de l'Énergie, Montpellier souscrit notamment au plan climat de la région Languedoc-Roussillon.

Un autre contrat qui a été signé par la municipalité concerne les gaz à effet de serre : Montpellier fait partie des "Eurocities", un "pacte des maires" contre le changement climatique. Mais il va de soi que la volonté de mériter le label d'une ville écologique implique plus que la signature de contrats. Ainsi, la nouvelle mairie de Montpellier aura des chauffages et éclairages sur le dernier standard écologique, et déjà l'année dernière, les lumières de la place de la Comédie ont été échangées contre des lampes certes moins lumineuses, mais avec un besoin énergétique moins élevé et avec moins d'émissions de gaz à effet de serre.

Montpellier et l'écologieSelon le WWF, l'action de sensibilisation à l'état de la planète de ce samedi concernera 11 millions de Français. Mais, pour tenter même ceux qui n'ont pas trop envie d'être sensibilisés, il n'est pas seulement question d'écologie, mais aussi d'économie : l'heure du black out, du noir, en France - pour ne pas parler des autres presque 2000 villes au monde - correspondrait à un gain de 800 mégawatts - comme si 13 millions d'ampoules de 60 watts étaient éteintes pendant une heure. En tout, ceci fait une économie d'un pour cent sur la consommation d'électricité en France…

Et, comme par hasard, cette jolie économie - et action symbolique de l'écologie - ne précède que d'autres économies qui, selon les calculs officiels, sont encore plus importantes : l'heure d'été qui, comme par hasard, commencera quelques heures après le "60 Earth Hour" contre le changement climatique sur terre amènera des gains économique - et écologique - encore plus prometteurs.
Photos et texte : copyright Doris Kneller

samedi 6 mars 2010

Montpellier, ville écologique : le plan climat de la région Languedoc-Roussillon

Montpellier et l'écologie : la mairie de Montpellier, l'énergie, le tram et l'eau

Montpellier, ville écologiqueDepuis déjà un bon bout de temps, Montpellier fait tout pour sa réputation de ville écologique. Ceci commence avec les lumières sur la place de la Comédie, continue avec quelques premiers essais d'un "manger bio" dans les cantines des écoles et s'exprime par l'objectif d'avoir le moins de voitures possibles à l'intérieur du centre.

Il va de soi que, déjà pour défendre sa nouvelle réputation de "ville écologiste", Montpellier a l'intention d'atteindre un maximum des 60 objectifs présentés dans le plan climat de la région Languedoc-Roussillon. Le premier - informer les gens de l'enjeu de l'énergie et faire en sorte qu'ils apprennent à l'économiser d'une façon "intelligente" - ne sera pas difficile à réaliser, dans une ville où les salles sont "pleines à craquer" dès qu'on annonce une conférence scientifique du genre Agora des Savoirs ou, même si elle n'est pas scientifique, où on peut "apprendre quelque chose".

Mais le plan climat prévoit aussi la formation au sujet de l'économie de l'énergie des personnes responsables de la construction des maisons. Avec sa nouvelle mairie, Montpellier fournit déjà un bel exemple de la volonté d'appliquer les règles de l'écologie dès la construction d'un bâtiment.

Toutefois, un des points les plus importants du plan reste ce qu'il appelle le "transport des voyageurs". On parle surtout des "déplacements doux" - par exemple le vélo - et, bien sûr, du tramway. Mais il est aussi question d'adapter les transports aériens à la nouvelle philosophie des transports en commun.

Aqueduc au Peyrou, MontpellierEt de nouveau - comme si souvent dans l'histoire de Montpellier - on discute de l'eau. On parle d'Aqua Domitia, de ce projet dans lequel la région Languedoc-Roussillon a déjà investi plus de 400 000 euros entre 2004 et 2008, et qui consiste dans une étude très étendue de l'Université "Montpellier Sud de France" sur les possibilités de garantir l'approvisionnement en eau des villes et villages de la région, même au moment d'une consommation élevée et d'un manque de pluie.

De telles études sont bien connues à Montpellier. Elles ont déjà été entamées au 15ème siècle pour aboutir à la construction de l'aqueduc qui joint Montpellier au Peyrou et au projet des 100 fontaines. Mais ce qui est nouveau : il ne s'agit pas seulement de la "gestion durable de la ressource en eau", mais aussi d'établir une liaison entre le changement climatique et l'approvisionnement de la région en eau.

Et qui dit écologie dit évidemment aussi agriculture. De nouveau, on discute des émissions du gaz à effet de serre et parle d'une réduction sérieuse de sa production. Le plan prend position pour un soutien des entreprises qui s'occupent des énergies renouvelables, susceptibles d'aider à diminuer les émissions de ce gaz de plus en plus redouté par les écologistes.

Antigone à MontpellierMais si toutes ces mesures sont bien pour Montpellier et sa région, elles sont aussi utiles pour les autres pays. Et George Frêche et son équipe de la région voient loin dans l'avenir : selon le plan climat de la région Languedoc-Roussillon, la nouvelle philosophie d'écologie ne devrait pas seulement être appliquée devant les portes des Montpelliérains, mais dans toutes les régions de la Méditerranée et, finalement, du monde.

Mais les Montpelliérains dans tout cela ? Il y en a beaucoup, bien sûr, qui sont contents - qui, de nos jours, serait contre un plan intelligent et écologique ? Mais il y a aussi des voix sceptiques comme celle de ce Monsieur d'une soixantaine d'années, assis sur un banc au Peyrou : "Jusqu'à maintenant, ils parlent de l'écologie, mais ils n'agissent pas. Je suis curieux s'ils tiennent ce qu'ils promettent en ce moment. N'oublions pas qu'on est proche des élections."

Et une dame dans la cinquantaine : "L'écologie est certainement une bonne idée. Mais il ne faut pas oublier que, la nuit, nous avons besoin des lumières surtout dans les petites rues de Montpellier. Il ne faut pas nous plonger dans le noir avec l'excuse de l'écologie."
Photos et texte : copyright Doris Kneller

mercredi 10 février 2010

Circulation à Montpellier, Jeu de Paume, périphérique et ligne 3...

Un plan pour repenser les transports à Montpellier

Bus et tram à MontpellierBonne nouvelle pour beaucoup de Montpelliérains : le boulevard du Jeu de Paume restera ouvert à la circulation pendant la construction de la ligne 3 du tram. Il est vrai qu'il sera réduit à une voie, mais personne ne sera obligé de tourner en rond dans les petites rues pour trouver son chemin.

Actuellement, il n'est pas possible d'entrer ou de sortir de Montpellier sans tomber sur un chantier qui promet que "le tramway avance". Tout le monde parle donc de la future ligne 3 dont l'inauguration sera un des grands événements de l'année 2012. Or, ce n'est pas seulement le réseau de tram qui, actuellement avec la ligne 3, plus tard avec la ligne 4, sera modifié. La ville de Montpellier veut aller beaucoup plus loin : tout le système de circulation, les routes, les transport en commun, les rues piétonnes, les parkings - tout ce qui est en relation avec le transport doit être revu.

Avec son plan qui, selon la mairie, doit régler la question de la circulation pour les vingt ans à venir, la municipalité poursuit deux objectifs : devenir ville "modèle", c'est-à-dire organiser un système de circulation qui frotte l'idéal, en est le premier. L'autre est une question d'écologie.

Le tram, Place de la ComédieLe premier objectif part du principe que tous les usagers doivent être satisfaits du système de circulation, peu importe s'ils se servent d'un moyen de transport en commun ou individuel, au point que d'autres villes aient envie de l'imiter et de profiter du savoir-faire montpelliérain - comme déjà Brasilia qui se fait conseiller par des experts de la TaM pour l'élargissement de leur réseau de tramway.

Mais Montpellier n'a pas seulement l'ambition de devenir une ville modèle pour le trafic à l'intérieur et à l'extérieur du centre et de la périphérie : Hélène Mandroux et son équipe sont aussi décidés de transformer Montpellier en une "ville écologique".

Ainsi, la mairie prévoit de se tenir aux indications données aux communes européennes : dans dix ans, les émissions de gaz carbonique, du fameux "gaz de serre", seraient réduites de 20 pour cent. Il n'est alors pas seulement question de rendre contents les Montpelliérains et les visiteurs de la ville, mais aussi de diminuer la circulation en voiture et celle d'autres moyens de transport polluant. Il faut faire en sorte d'être à la hauteur des deux priorités à la fois.

Comment affronter ce défi ? - D'abord, évidemment, il y a le tram. Le tramway de Montpellier doit devenir si attractif que même les fans les plus assidus du volant aient envie de laisser leur voiture chez eux ou sur un des parkings situés aux arrêts à l'extérieur du centre. La mairie prévoit évidemment d'augmenter le nombre de ces parkings. Avec la ligne 3 et, encore plus, avec la ligne 4, augmente aussi le nombre des quartiers de Montpellier et des villages de l'agglomération qui seront desservis. La question de la sécurité - ou, plutôt, la peur de beaucoup d'usagers des groupes plus ou moins ivres et bruyants qui, la nuit, fréquentent le tram - ainsi que le problème des grèves ne sont, jusqu'à maintenant, pas résolus.

Tram ligne 3, MontpellierMais il va de soi que les Montpelliérains et leurs visiteurs doivent aussi être en mesure de joindre par voiture les quartiers de la ville et, bien sûr, le centre. Il y a peu de villes en France où tant d'automobilistes se plaignent que le réseau des routes ne serait pas clair et qu'on se perdrait facilement. Le nouveau plan prévoit alors une sorte de périphérique autour de la vieille ville, d'où des routes partent, en forme "d'étoile", dans toutes les directions. Ce système améliorerait la liaison avec les villes et villages autour de Montpellier, mais aussi le trafic entre les quartiers. En plus, la municipalité promet la construction de plus de parkings proches des habitations - une mesure qui sera certainement bien accueillie, surtout en ce moment, où un nombre important des parkings du centre ville a été éliminé pour faire place à la construction de la ligne 3 du tram.

Parallèlement, les zones piétonnes seraient élargies pour garantir une circulation sécurisée à ceux qui pratiquent ce que le plan appelle les "modes de transport doux", alors aux piétons et vélos. Toutefois, ici, il y a également deux questions qui restent ouvertes : le problème des voitures, pour la plupart en service de la ville, qui circulent dans les rues piétonnes sans faire attention aux gens qui ne sont pas capables de se sauver "en sautant" quand ils arrivent, et celui de l'agressivité de quelques cyclistes qui considèrent les rues piétonnes comme terrain de course.

Selon la mairie, les premières mesures de ce nouveau plan seraient appliquées dès cet été. Mais auparavant, on cherche encore de bonnes idées supplémentaires en donnant la parole aux Montpelliérains. Le printemps de la démocratie, avril prochain, sera une bonne occasion pour récolter les commentaires des usagers des transports à Montpellier.

Photos et texte : copyright Doris Kneller