Le verre à Montpellier - Bofill et l'architecture montpelliéraine


Comment comprendre cette face d'une ville ancienne redevenue jeune, ce monde où un ancien bâtiment comme l'Opéra-Comédie étincelle sous des lumières modernes et écologiques, où la vie se reflète dans le verre de l'Antigone, de la piscine olympique, de la région, dans toutes ses fenêtres grandeur vie qui témoignent de l'époque ou un maire nommé George Frêche a fait appel à un catalan nommé Ricardo Bofill…

Hautement écologique, cela cadre avec la réputation envisagée par Montpellier. Mais capter et garder la chaleur, est-ce utile dans une ville du Midi ? - "Bien sûr", Christine, la femme d'origine allemande de l'architecte, éclate de rire. "Bofill n'était pas si bête. Il a utilisé des techniques d'isolation qui était exemplaires pour son époque."
Et la beauté du matériau ? - Cela dépend de l'environnement, de ces maisons, des arbres et du ciel qui se reflète dans le verre des façades en verre. Bofill aimait les lignes droites, symétriques, aptes à souligner la différence avec l'ancien. Ces maisons, au moment de leur planification, n'étaient pas des "bâtiments", mais des concepts, évoquant la tradition des jardins français qui se considéraient comme point central, point de départ de l'œil qui glisse sur un paysage formé et déformé par la main du jardinier...

Un univers, aussi, du tourisme : "Aimez-vous l'Antigone ?" Une petite famille, mère, père, deux enfants qui s'arrêtent devant la piscine olympique pour contempler les reflets - les enfants rient, le père hésite. "Je ne sais pas", répond la mère, "je ne suis pas sûre. Et toi ?" s'adresse-t-elle à son mari. L'homme hausse les épaules. "Je ne sais pas non plus. Ce n'est pas vraiment beau ou, peut-être si, c'est d'une certaine beauté. De toute manière", ajoute-t-il, "c'est très impressionnant." Il hésite de nouveau. "Et, je pense, unique."
Photos et texte : copyright Doris Kneller
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire