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jeudi 4 décembre 2014

Le Tram de Montpellier : ligne 5

Une nouvelle ligne de tram : frais déraisonnables ou la liberté pour Montpellier et son Agglo


Jusqu’à maintenant, lorsque la mairie a planifié la construction d’une nouvelle ligne de tram, toute discussion était exclue dès le début. Fidèle au style de George Frêche, la mairie a commandé - souvent pour le bien des Montpelliérains, parfois pour celui des visiteurs et de la réputation de la ville de Montpellier. Mais peu importe si la nouvelle idée plaisait aux Montpelliérains ou non : toute décision restait dans la main de la municipalité.

Toutefois, les temps ont changé. Maintenant, on discute. » Oui  à la ligne 5 » était la décision officielle à l’époque qui, bien qu’il fût décidé, vivait encore sous l’influence de l’ancien maire et président de l’agglomération. Puis, certains disaient non, évoquant la destruction d’une partie du parc Montcalm. Non à la ligne 5 a, un peu plus tard, répondu Philippe Sorel, le nouveau maire de Montpellier, croyant calmer les écologistes amateurs du parc Montcalm.

Mais l’affaire n’est pas close. Entre-temps, un nouveau lobby se fait remarquer : les gens de Montpellier, proclame-t-il, ont besoin d’un réseau de tram plus dense. Trop de gens habitant les secteurs de Lavérune et Ovalie d’un côté et Clapiers et Prades-le-Lez d’un autre seraient perdus sans la ligne 5 qui leur permettrait enfin de se sentir intégrés à Montpellier. Oublié les pensées vertes concernant le parc Montcalm, oublié la résistance contre les plans de Georges Frêche… De nouveau, les Montpelliérains ne sont pas d’accord entre eux.

Pour ou contre la ligne 5, les Montpelliérains savent de toute manière de quoi il s’agit. Très peu des personnes interrogées à ce sujet par l’équipe de Montpellier Presse Online ne savaient pas de quoi il était question. Mais certains ne s’interrogent pas encore sur sens ou non-sens d’une nouvelle ligne de tram : ils pensent d’abord à leur construction.

« La ligne 5 ? », s’écrie une dame dans la quarantaine. « Surtout pas ! Quelle chance que Sorel l’a abandonné. Quelle horreur. J’ai pas oublié les embouteillages éternels de la construction des deux dernières lignes. Jamais plus un tel chaos. Non, je veux pas de tram, je veux une ville sans chantiers. »

« Sorel a raison », explique une autre dame, un peu plus jeune que la précédente. « La construction des trams est trop chère. Montpellier a quatre trams, on est correctement asservi. Pour les quelques endroits sans tram, il y a les bus. Et, tout compte fait, mes concitoyens prennent ni bus ni tram, mais leurs voitures. Il suffit de regarder les bouchons pour le savoir. »

Il est vrai, aux heures de pointe, Montpellier est rempli de voitures. Toutefois, il y a aussi des gens qui dépendent des trams - ou qui les préfèrent au transport individuel. « Mon fils habite Lavérune », dit par exemple une dame dans la soixantaine. « Si je veux voir mes petits-enfants, mon fils doit les amener en voiture. Je ne peux pas aller les voir, je ne conduis pas. S’il y avait un tram, je serais libre de les voir quand je veux. »

Le tram est-ce la liberté ? - Pour certains, oui. « J’ai une voiture comme tout le monde », proclame un Monsieur dans la quarantaine. « Mais tant que je suis à Montpellier, je la laisse au garage. Je suis plus tranquille dans le tram, pas de bouchons, pas de retard au travail. En route, je lis mon journal et j’arrive sans me stresser. »

On a toutefois tendance à oublier les bus. « Il n’y a pas d’endroit à Montpellier qui n’est pas desservi par le transport commun », informe un contrôleur de la Tam. « S’il n’y a pas de tram, il y a un bus. »

Le jeune homme interrogé par Montpellier Presse Online ne le nie pas. « Mais les bus ne servent pas à grand-chose », explique-t-il, fort de l’expérience de ses 17 ans qu’il a passé « avec la misère de quelqu’un qui doit prendre le bus tous les jours. Et même le dimanche, si je veux sortir. » Car dans son quartier, il n’y a rien qui pourrait fasciner un jeune de son âge : « Pas de bars, pas de discos, pas de cinéma. Pour sortir, il y a Montpellier. »

Où est le problème ? « Le dernier bus rentre à 20 heures. Après, plus rien. Si on n’a pas de copain avec voiture, on ne rentre plus. Puis, ils sont souvent en grève. Ou on se présente à la station, et le bus est parti cinq minutes avant l’heure. Les chauffeurs font ce qu’ils veulent. Et ne parlons même pas du dimanche, où il y a un bus toutes les demi-heures ou, souvent, juste une fois par heure. »

Même les hommes politiques ne sont pas d’accord entre eux. Tandis que Philippe Sorel parle toujours des frais trop élevés, Jean-Louis Roumégas, le député vert, pense à ceux à qui une ligne 5 apporterait la liberté. Sur sa page FaceBook, il rappelle que les communes de l’Agglo et certains quartiers de Montpellier l’attendent, et qu’elle serait « indispensable à un maillage complet du territoire. »

En attendant, la question du parc Montcalm reste ouverte.
Photos et texte : copyright Doris Kneller


mercredi 10 février 2010

Circulation à Montpellier, Jeu de Paume, périphérique et ligne 3...

Un plan pour repenser les transports à Montpellier

Bus et tram à MontpellierBonne nouvelle pour beaucoup de Montpelliérains : le boulevard du Jeu de Paume restera ouvert à la circulation pendant la construction de la ligne 3 du tram. Il est vrai qu'il sera réduit à une voie, mais personne ne sera obligé de tourner en rond dans les petites rues pour trouver son chemin.

Actuellement, il n'est pas possible d'entrer ou de sortir de Montpellier sans tomber sur un chantier qui promet que "le tramway avance". Tout le monde parle donc de la future ligne 3 dont l'inauguration sera un des grands événements de l'année 2012. Or, ce n'est pas seulement le réseau de tram qui, actuellement avec la ligne 3, plus tard avec la ligne 4, sera modifié. La ville de Montpellier veut aller beaucoup plus loin : tout le système de circulation, les routes, les transport en commun, les rues piétonnes, les parkings - tout ce qui est en relation avec le transport doit être revu.

Avec son plan qui, selon la mairie, doit régler la question de la circulation pour les vingt ans à venir, la municipalité poursuit deux objectifs : devenir ville "modèle", c'est-à-dire organiser un système de circulation qui frotte l'idéal, en est le premier. L'autre est une question d'écologie.

Le tram, Place de la ComédieLe premier objectif part du principe que tous les usagers doivent être satisfaits du système de circulation, peu importe s'ils se servent d'un moyen de transport en commun ou individuel, au point que d'autres villes aient envie de l'imiter et de profiter du savoir-faire montpelliérain - comme déjà Brasilia qui se fait conseiller par des experts de la TaM pour l'élargissement de leur réseau de tramway.

Mais Montpellier n'a pas seulement l'ambition de devenir une ville modèle pour le trafic à l'intérieur et à l'extérieur du centre et de la périphérie : Hélène Mandroux et son équipe sont aussi décidés de transformer Montpellier en une "ville écologique".

Ainsi, la mairie prévoit de se tenir aux indications données aux communes européennes : dans dix ans, les émissions de gaz carbonique, du fameux "gaz de serre", seraient réduites de 20 pour cent. Il n'est alors pas seulement question de rendre contents les Montpelliérains et les visiteurs de la ville, mais aussi de diminuer la circulation en voiture et celle d'autres moyens de transport polluant. Il faut faire en sorte d'être à la hauteur des deux priorités à la fois.

Comment affronter ce défi ? - D'abord, évidemment, il y a le tram. Le tramway de Montpellier doit devenir si attractif que même les fans les plus assidus du volant aient envie de laisser leur voiture chez eux ou sur un des parkings situés aux arrêts à l'extérieur du centre. La mairie prévoit évidemment d'augmenter le nombre de ces parkings. Avec la ligne 3 et, encore plus, avec la ligne 4, augmente aussi le nombre des quartiers de Montpellier et des villages de l'agglomération qui seront desservis. La question de la sécurité - ou, plutôt, la peur de beaucoup d'usagers des groupes plus ou moins ivres et bruyants qui, la nuit, fréquentent le tram - ainsi que le problème des grèves ne sont, jusqu'à maintenant, pas résolus.

Tram ligne 3, MontpellierMais il va de soi que les Montpelliérains et leurs visiteurs doivent aussi être en mesure de joindre par voiture les quartiers de la ville et, bien sûr, le centre. Il y a peu de villes en France où tant d'automobilistes se plaignent que le réseau des routes ne serait pas clair et qu'on se perdrait facilement. Le nouveau plan prévoit alors une sorte de périphérique autour de la vieille ville, d'où des routes partent, en forme "d'étoile", dans toutes les directions. Ce système améliorerait la liaison avec les villes et villages autour de Montpellier, mais aussi le trafic entre les quartiers. En plus, la municipalité promet la construction de plus de parkings proches des habitations - une mesure qui sera certainement bien accueillie, surtout en ce moment, où un nombre important des parkings du centre ville a été éliminé pour faire place à la construction de la ligne 3 du tram.

Parallèlement, les zones piétonnes seraient élargies pour garantir une circulation sécurisée à ceux qui pratiquent ce que le plan appelle les "modes de transport doux", alors aux piétons et vélos. Toutefois, ici, il y a également deux questions qui restent ouvertes : le problème des voitures, pour la plupart en service de la ville, qui circulent dans les rues piétonnes sans faire attention aux gens qui ne sont pas capables de se sauver "en sautant" quand ils arrivent, et celui de l'agressivité de quelques cyclistes qui considèrent les rues piétonnes comme terrain de course.

Selon la mairie, les premières mesures de ce nouveau plan seraient appliquées dès cet été. Mais auparavant, on cherche encore de bonnes idées supplémentaires en donnant la parole aux Montpelliérains. Le printemps de la démocratie, avril prochain, sera une bonne occasion pour récolter les commentaires des usagers des transports à Montpellier.

Photos et texte : copyright Doris Kneller

vendredi 29 janvier 2010

Frêche, Montpellier, Arruda et le tram au Brésil

Marc Letourneur, directeur de TaM à Montpellier, aidera à la construction du tram à Brasilia

Le tram à MontpellierMontpellier a un nouveau projet de tram. À partir de l'année 1014, les visiteurs montpelliérains de Brasilia, la capitale du Brésil, se sentiront chez eux lorsqu'ils prendront le tram : le nouveau tramway de Brasilia sera signé Montpellier.

Toutefois, il n'y a rien d'étonnant dans cette collaboration. Déjà avec sa ligne 2, Montpellier commença à devenir une référence en matière de transport urbain. Avec sa ligne 3, enfin, Montpellier ne disposera pas seulement du réseau de tram le plus long en France, mais la réputation de ses experts sera définitivement assurée. Ainsi, un contrat fut signé entre George Frêche, dans sa fonction de président de l'Agglo et José Roberto Arruda, le gouverneur du district de Brasilia, une fonction, alors, qui correspond plus ou moins à celle de George Frêche - avec la différence que Monsieur Arruda n'a pas à discuter ses idées avec un maire : dans la ville de Brasilia toutes les décisions sont prises par le gouverneur - il n'y a pas de mairie. Deux présidents qui veulent le bien pour leurs districts. Deux présidents qui se comprennent.

Tramway Montpellier ligne 2Ils se comprirent surtout en matière de tramway. Lorsque, en 2007, une délégation brésilienne visita Montpellier, elle aima tout ce qu'elle vit. Mais avant tout, elle aima le tram. Et tout se passait si bien que, finalement, les Brésiliens ne restaient pas les seuls à voyager : en décembre 2009, ce fut aux représentants de l'Agglo de rendre la visite et de découvrir la ville de Brasilia. Et ce qui en sortit, ce n'est pas seulement un renforcement de l'amitié entre deux villes séparées par des milliers de kilomètres, mais une collaboration très concrète.

Il est clair que Brasilia, une ville de presque 2,5 millions d'habitants, dispose déjà d'un système de transport urbain, notamment d'un métro. Mais l'idée que le gouverneur a en tête vise beaucoup plus : un système qui combine les transports publics avec les transports particuliers, qui fait en sorte que les habitants de sa ville prennent le vélo et laissent la voiture sur des parkings à l'extérieur. Bref, le système qui, depuis l'année 2000, a tant de succès à Montpellier.

Tramway Montpellier bientôt au BrésilCe qui, sans doute, aida à conclure l'affaire, ce fut la déclaration de l'année de la France au Brésil en 2009. Mais ce ne fut pas la première expérience de renforcer les liens entre les deux pays : déjà en 2005, une telle année fut célébrée, et son succès incita les pays à recommencer. Son objectif : montrer aux Brésiliens les multiples talents des Français, leur esprit d'innovation et leur savoir-faire en tout ce qui concerne la création en général et la technique en particulier. La France avait aussi l'idée de guider les yeux du Brésil sur les collectivités territoriales.

Et cette idée fut comblée : Brasilia découvrit Montpellier et son tramway. Et comme, en même temps, on célébra l'année de la France au Brésil, la France était prête à aider : l'Agence Française de Développement ne décida pas seulement de financer la moitié de la première tranche du nouveau tram (134 millions d'euros), mais aussi les 350 000 euros qui coûteront au Brésil les conseils d'une équipe spécialisée qui aidera à planifier et à construire les premiers huit kilomètres du nouveau réseau utilisable par 120 000 à 200 000 passagers par jour. Et cette équipe vient de Montpellier.

Bientôt, six experts montpelliérains commenceront alors à faire l'aller-retour entre Montpellier et Brésil. Parmi eux, l'homme connu par peu des gens qui utilisent le tram : Marc Letourneur, l'homme sans lequel le tramway ne serait pas ce qu'il est. Officiellement, il est directeur de TaM. En pratique, il est le spécialiste le plus expérimenté du tram en France. C'était lui qui dirigea déjà la construction de la ligne 2, qui est responsable de la ligne 3 et qui, avant de venir à Montpellier, créa déjà des lignes de tram à Grenoble et à Strasbourg.

Et la collaboration entre Montpellier et Brasilia ne restera peut-être pas la seule : déjà des délégations de Madrid et de Valence, de Jérusalem et de Melbourne, d'Édimbourg et de plusieurs villes néerlandaises visitèrent le réseau montpelliérain du tram...

Micros-trottoirs sur le tram à Montpellier :
Micro-trottoir sur les grèves des trams et bus
Micro-trottoir : Montpellier et son réseau TaM
Photos et texte : copyright Doris Kneller

lundi 18 janvier 2010

Hélène Mandroux, maire de Montpellier :
micro-trottoir

Politique à Montpellier : Qui est Hélène Mandroux ?

Hélène Mandroux, maire de MontpellierL'Odysseum, un après-midi ensoleillé au milieu de la semaine. Ceux qui se promènent parmi les boutiques, se prennent le temps. Ils flânent, ils regardent les vitrines, ils profitent du soleil. D'où viennent-ils ? Habitent-ils tous à Montpellier ?

"Oui, j'habite au centre", répond une dame d'une quarantaine d'années qui, comme elle dit, est venue "pour faire les soldes. Mais je n'ai rien trouvé." Elle a le temps pour une petite "causette".

"Si je sais qui est Hélène Mandroux ? Bien sûr, c'est le maire de Montpellier." Elle explique de bien aimer son maire. "Elle fait plein de bonnes choses. Et elle est plus sympa que George Frêche." - Quelles sont ces "bonnes choses" ? - La dame réfléchit. "Voyons. Le tram, n'est-ce pas ? Bientôt, on aura une nouvelle ligne." - Aimeriez-vous voir Madame Mandroux en tête de l'Agglo ? - "Pourquoi pas ? Mais surtout, elle devrait rester maire. Elle est un bon maire."

Montpellier et sa mairie : Hélène Mandroux"Le maire de Montpellier ?", répète un jeune homme. "C'est une femme, non ? Je sais pas, son nom m'est échappé." - "Mandroux", s'en mêle sa copine. "Je la trouve sympa." - Qu'est-ce que vous savez d'elle ? - "Je crois qu'elle est médecin. Je la trouve très ouverte. Elle soutient les gais, enfin, elle n'a rien contre leur mariage. J'ai un ami qui est gai, et il la trouve bien."

"Mandroux, Hélène ?" Le Monsieur âgé fait une grimace dédaigneuse. "Qu'est-ce que vous pouvez attendre d'une femme en politique. Elle suit le premier qui lui sourit." Il s'énerve un peu. "Vous savez quelque chose ? Je vais vous dire la vérité. Je l'aimais bien, au début, la Mandroux. Il était temps que quelqu'un s'oppose à Frêche. Mais depuis qu'elle a soutenu la Royal, c'est fini pour moi. Les femmes entre elles, ça se soutient sans réfléchir."

"Hélène Mandroux, bien sûr. C'est normal qu'on connaît son maire." La dame, la vingtaine avancée, sourit. "Suffit de lire la presse. Avant, elle était médecin. Avec beaucoup de succès, si je me rappelle bien. N'a-t-elle pas créé une association des femmes médecins ou quelque chose comme ça ? - Mais depuis qu'elle fait la politique, elle ne devrait plus exercer. Elle était déjà adjointe au maire sous Frêche, elle s'est occupée de la santé ou des finances, je ne sais plus exactement."

C'est de nouveau un Monsieur, d'une quarantaine d'années, qui prend position contre Hélène Mandroux. "Sans George Frêche, elle ne serait jamais devenue maire. Il l'a soutenue, et s'il n'avait pas démissionné, il serait toujours maire, et il le resterait. Au lieu de lui remercier, elle s'oppose à lui. Si elle avait quelque chose à dire, Montpellier aurait déjà fait faillite." - Pourquoi ? - "Elle veut tout en même temps. La nouvelle mairie, plusieurs lignes de tram, de nouveaux quartiers, Port Marianne, ..." - Tout cela sont des projets initiés par Hélène Mandroux ? - "Non, par Frêche. Mais Mandroux en profite..."

Hélène Mandroux, Montpellier"C'est formidable que notre maire est une femme. Cela montre l'ouverture d'esprit des Montpelliérains." De nouveau un homme, une cinquantaine d'années, vêtu d'un costume bleu foncé. "Et tout ce qu'elle fait aide la cause des femmes. Elle était brillante comme médecin, elle n'a pas hésité de travailler à la Paillade. Elle était aussi présidente de l'association des femmes médecines. Maintenant elle est présidente de l'Association des maires - ou peut-être vice-présidente ? - D'où je sais tout cela ?" Il sourit. "On se tient au courant, n'est-ce pas, on doit savoir ce qui se passe dans sa ville..."

"Mandroux ? Bien sûr que je sais qui est Mandroux. La maire de Montpellier." - "La" maire ? - La jeune femme hoche la tête. "Oui, je dis la maire. C'est une femme, n'est-ce pas ? Pourquoi je dirais 'le' maire si je parle d'une femme ? Ce ne serait pas logique. On est dirigés par les hommes qui se permettent de former la langue comme ça leur convient. Ils n'ont rien à faire avec des réflexions logiques. - Savez-vous seulement, combien de villes françaises ont des femmes maires ? Six ! Vous imaginez ? Six femmes élues maire."

"Non, je sais pas", dit une dame dans la trentaine. "Je ne m'intéresse pas à la politique." - Habitez-vous à Montpellier ? - "Oui." - Et connaissez-vous le maire de Montpellier ? - "Non, ça m'intéresse pas. Frêche, je crois..."

"Je l'aime bien", explique un homme également d'une trentaine d'années. "Elle pense à la planète. Quand elle planifie un projet, elle n'oublie pas l'aspect écologique." - "Si je connais un tel projet ? Voyons. C'est elle qui a initié le marché au miel. Et elle est pour le bio." - Que pense-t-il de la nouvelle mairie de Montpellier ? - "Oui, la mairie fait partie des projets écologiques." - Et les lumières de la Comédie ? Il hausse les épaules. - "Je ne sais pas. Elles ont quoi, les lumières de la Comédie ?"

"Si je suis contente de ce que fait notre maire ? Bien sûr. Je trouve que c'est une femme très raisonnable." Ceci est la voie d'une fille d'environ seize ans. "Son nom ? Je sais plus, non. Son prénom est Hélène. Ma mère l'appelle toujours Hélène. Elle dit qu'elle est bien pour Montpellier. Elle dit que les femmes connaissent mieux la vie et savent de quoi les gens ont besoin..."

La flamme de la paix à Montpellier
Montpellier Marché aux Fleurs : un concert pour Montpellier
Photos et texte : copyright Doris Kneller

dimanche 10 janvier 2010

Le Corum des Peintres : Montpellier et ses artistes

Une chance aux peintres montpelliérains : une expo sans contraintes

Corum des peintres"Cette exposition est une chance sérieuse pour les artistes jeunes et inconnus d'être découverts", commente une visiteuse du "Corum des Peintres" à Montpellier. Et, en effet, c'est déjà la 15ème fois que 120 peintres montpelliérains et de l'Agglo ont la possibilité d'exposer leurs œuvres au Corum. Personne ne trie, personne ne les juges, les peintres sont seuls à décider, si leurs tableaux sont dignes d'être exposés - ou, comme l'exprime le site de la ville de Montpellier : "Aucune sélection n'est effectuée." Le plus rapide aurait gagné : "Seules les 120 premières inscriptions sont prises en compte."

Ainsi, les tableaux n'ont pas tous la même qualité - mais la qualité se discute : les visiteurs ne sont pas tous du même avis. "Je ne sais pas", répond un Monsieur à la question, si l'exposition lui plaît, "je ne me sens pas capable de décider, si les tableaux sont bien faits ou non." Une dame, par contre, se fâche un peu : "Je trouve que c'est trop amateur. Certains tableaux ne sont pas mal, mais d'autres sont pure provocation." Elle indique un tableau de Mauricio Oliveira où un X noir est peint sur un texte qui commence par "Mais c'est ça la jeunesse qui veut prendre le pouvoir…" et finit par "Quant à vous… le jury est bien sympathique mais il est incompétent." Et : "Dieu est libre".

Maricio OliveiraEntre les visiteurs, une discussion s'enflamme sur les fautes de français dans le texte du tableau de Mauricio Oliveira. Les uns pensent qu'elles font partie de la "provocation" - tandis que les autres constatent qu'il n'y a pas beaucoup de fautes : "S'il avait voulu provoquer par des fautes", explique une dame, "il en aurait fait plus. Je crois plutôt qu'il ne sait pas, comment écrire certains mots."

On peut estimer l'œuvre de Mauricio Oliveira ou non, mais une chose est sûre : on en parle. Toutefois, il y a aussi d'autres tableaux qui déclenchent des discussions. Les tableaux qui montrent des paysages au ciel bleu sont généralement appréciés, mais : "Le peintre aurait pu prendre une photo, ça aurait été pareil et plus naturel..."

Peinture à MontpellierDe toute manière, les peintres de Montpellier et de l'Agglo ne peuvent pas se plaindre - les Montpelliérains s'intéressent à l'art : 648 visiteurs le samedi et quelque 200 dimanche matin. L'exposition est donc un succès. - Et le succès des peintres ? "J'ai acheté deux tableaux", témoigne un Monsieur, "je ne pouvais pas résister." Achète-t-il souvent des tableaux ? "Non, vraiment pas. Je suis pas riche, je ne peux pas me le permettre. Mais ici, j'ai carrément craqué."

Art et culture à MontpellierEt il n'y a aucun visiteur qui n'aime pas au moins l'un ou l'autre tableau. Comme la participation à l'exposition ne dépend ni d'un sujet ni d'une technique, la diversité est extrêmement large. Toutes les techniques courantes sont représentées : l'huile, l'acrylique, l'aquarelle et même le collage. Et les sujets sont aussi diverses que les techniques - on fête la beauté de la région, on fixe des scènes de la vie quotidienne, on rêve des voyages, on se délaisse dans la spiritualité. Le figuratif est accroché à côté de l'abstrait, le "pinceau classique" se tient à côté de la peinture "révolutionnaire", du provocateur, de l'imaginaire.

"Si l'expo me plaît ?" réfléchit un autre Monsieur. "C'est très dur à dire. Déjà, ils sont tous des amateurs, on ne peut alors pas appliquer les mêmes critères qu'à un peintre professionnel. Puis, les tableaux sont si différents. Il est impossible de les comparer." Et une dame : "Je me sens un peu perdu. Je crois qu'il y a des tableaux que j'aime. Mais je ne suis pas artistes…"

Peintres montpelliérainsL'idée d'une telle exposition est-elle bonne ? La ville devrait-elle continuer à aider ses peintres à se présenter au public ? - "Oh oui," s'extasie une dame, "oh oui. Sûr. Je trouve ça formidable. Enfin une possibilité de voir des tableaux que, normalement, on ne voit nulle part. Les musées ne prennent pas des artistes inconnus, et une galerie est obligée de penser à son chiffre d'affaires. Ici, pour une fois, personne ne pense à l'argent. Il n'y a pas de préjugé, pas de critère, pas de règle, pas de contrainte - on vient juste pour contempler ce qui est beau…"

Art et artistes à Montpellier
Montpellier et son Agglo face à la culture
Photos et texte : copyright Doris Kneller

samedi 2 janvier 2010

Montpellier : Frêche, Mandroux, Lacroix , l'Agglo... et le tramway ligne 3

George Frêche et le tram qui rapproche Montpellier de la mer

Tram ligne 1 à Montpellier"…nous sommes bourrés de fric à l’agglomération", déclara George Frêche lui-même lors d'un discours devant l’école d’architecture de Montpellier en avril 2009. Toutefois, s'il est question de commencer la ligne 4 du tram en même temps que la ligne 3, donc en 2010, au lieu d'attendre encore deux ans, l'Agglo est déjà un peu moins "bourrée de fric". Car, comme le chef de l'Agglo l'exprime : "On ne peut pas dépenser l'argent qu'on n'a pas."

Entamer la construction de la ligne 4 tout de suite, ceci est au moins une idée de quelques "jeunes" (George Frêche, conseil d'Agglo le 22 décembre 2009), dont le maire Hélène Mandroux. Mais, comme le veut le chef de l'Agglo, restons raisonnable et ne dépensons que l'argent que nous avons : celui qui est destiné à la ligne 3.

Montpellier, la Comédie et le tramEt elle sera magnifique, cette ligne 3. À partir de 2012 ("…une ligne de tramway tous les 6 ans : la première en 2000, la deuxième en 2006, la troisième en 2012 et la quatrième en 2018." Georges Frêche), les Montpelliérains pourront voyager dans des wagons signés Christian Lacroix au lieu d'attendre un samedi sans grève en design Garouste ou d'espérer que le voisin ôte son pied du leur dans un tram dessiné par Bonetti. Ceci est nécessaire car, selon le site de la TaM, l'Agglo souhaiterait "personnaliser" le nouveau tramway, "tout en l'intégrant parfaitement dans la cité." La cité de Montpellier n'est-elle pas le cadre parfait de Christian Lacroix… ?

Sans doute, pour une Agglo "bourrée de fric", le nouveau Lacroix ne sera pas cher : juste 640 millions euros (hors taxe). Et les couleurs irons "du froid au chaud" pour, comme déclare Christian Lacroix, évoquer "le trajet Nord-Sud, le Levant-Couchant". Quant aux motifs, comme tout visiteur pourra facilement comprendre, ils appliquent des "éléments encyclopédiques enluminés" qui, toujours selon la TaM, feraient référence "à l'opulence de la vieille ville universitaire."

Tout a commencé en février 2005, lorsque Hélène Mandroux annonça non seulement une troisième, mais aussi une quatrième ligne entre Celleneuve et la mer. "La mer" fut le mot clé, devenu fameux entre-temps. À ce moment, la construction de la ligne 2 fut juste entamée. Mais il y a un facteur sur lequel le maire ne compta pas : son prédécesseur. À peine un an plus tard, George Frêche fut clair : "il n'en est pas question"…

Montpellier et son tram ligne 2Plus tard, pas un mois ou presque ne passe sans qu'on se livre des spéculations sur la ligne 4 qui, tout à coup, semble plus intéressante que la 3 de Lacroix. Tout le monde a des idées sur son trajet, dont George Frêche, qui la voit sur le boulevard du Jeu de Paume, à l'hôpital Saint-Éloi, à la place Albert-1er, l'avenue Georges Clemenceau… Et toujours, la ligne 2 est en construction.

Entre-temps, la 2 fait partie "du paysage urbain" (la TaM) et les préparations pour la 3 débutèrent en automne. Le temps passe vite et, bientôt, le produit Lacroix fera lui aussi partie "du paysage urbain". Or, qui dit aux Montpelliérains ce qui, en échange, n'en fera plus partie ?

Déjà, les platanes de l'avenue de Lodève ne sont plus qu'un vague souvenir. À celles de l'avenue des Près d'Arènes, des Montpelliérains pensent encore. La circulation sur le Cours Gambetta/l'avenue de Lodève par contre, est elle aussi un souvenir. Les piétons peuvent enfin circuler, librement, sans être dérangés par les voitures - sous condition que la grue suspendue sur leur tête ne les gène pas, et que son conducteur n'ait pas l'idée d'accélérer un peu pour les faire courir… Et au boulevard du Jeu de Paume, le trafic roule (ou non), comme toujours, comme s'il n'était jamais coupé, définitivement, un jour proche, pour faire place au tram.

Toutefois, quelle perspective : plus de voitures qui bloqueront les voies en été, plus de train, plus de bus, George Frêche tiendra parole - la ligne 3 atteindra la mer. Pas à Palavas-les-Flots, bien sûr, et pas non plus à Carnon - pourquoi gâter les touristes de Montpellier ? Non, elle touchera la mer (ou presque) à Pérols…

Et comme l'indique le flamant rose - évidemment signé Christian Lacroix - qui raconte aux automobilistes impatients qu'ils souffrent pour la bonne cause ("Patience, le tramway avance"), la ligne 3, c'est écologique : "Elle contribue à la protection de l'environnement en améliorant la qualité de l'air et en réduisant les nuisances sonores." (TaM). Après les travaux, bien évidemment.
Photos et texte : copyright Doris Kneller

vendredi 1 janvier 2010

Montpellier entre Comédie et Antigone, Écusson et Peyrou - et au-delà...

Sous les toits de Montpellier : logements, étudiants, soleil et vélos

Montpellier, vue du Corum
Sur les toits de Montpellier : vue du Corum

Nouvel an à Montpellier, 10 heures du matin. Sur la place de la Comédie, tout a changé. Là où, le dernier matin de l'année passée, une foule confuse et bruyante s'est pressée, où ça criait et riait et se bousculait, il n'y a que silence. Quelques gens seuls, l'air fatigués ou tristes, prennent leur premier café 2010. Mais sans conviction. Pour une fois, Montpellier dort.

234.816 personnes (statistiques de 2004) qui, plus ou moins, dorment en ce moment en centre ville. 510.000 si on compte le territoire urbain entier. De quoi rêvent-ils ? Quels sont leurs espoirs pour l'année qui, bientôt, se réveillera…

Peu importe de quoi rêvent tous ces Montpelliérains, mais s'il y a des rêves "féminins", il y a 54 pour cent sur les 510.000 qui les font. Et les 52 pour cent de célibataires, huit pour cent de divorcés et six pour cent de veufs, rêvent-ils des autres célibataires ou divorcés ou veufs qu'ils sont susceptibles de rencontrer à chaque seconde, sur la Comédie, à l'Antigone, devant les boutiques de l'Écusson, sur une banque au Peyrou, allongés dans l'herbe à côté de l'étang du Jardin des Plantes, les yeux à moitié fermés, rêvassant du printemps…

Imaginons un célibataire debout devant la Fontaine des trois Grâces qui regarde les gens qui se promènent à la Place de la Comédie : statistiquement, il y a une personne mariée, une personne libre, une personne libre, une autre personne mariée, de nouveau deux personnes libres... Mais si l'on cherche les divorcés, Montpellier n'est pas la ville la plus fournie du Hérault : elle n'est qu'en 33e position. La commune la plus forte est Sorbs, avec 14,7 pour cent de divorcés et juste 44,1 pour cent de mariés.

Vue du Peyrou sur Montpellier
Réservoir d'eau du Peyrou : vue sur Montpellier

Mais restons à Montpellier, entre le Jardin des Plantes et l'Antigone, le Peyrou et le Corum : au centre ville. Qui dit marié (ou non), dit appartement. Et là, un grand soupir traverse les rêves des dormeurs du nouvel an. Cela fait neuf ans que le Montpelliérain "moyen" n'a plus déménagé. Et il sait très bien, pourquoi. Et ce n'est pas pour rien non plus que les étudiants en France déclarent Montpellier une des villes les moins agréables en ce qui concerne la recherche d'un logement. Celui qui veut louer un appartement, doit compter sur un prix moyen de 12,72 euros par mètre carré, c'est-à-dire sur 50 cents de plus que la moyenne française...

...et cela pour une population où 62 pour cent des gens n'ont pas encore 40 ans : un jeune, un autre jeune, un moins jeune, deux jeunes - Montpellier la jeune aux prix forts des appartements…

Mais rien n'est si grave qu'il ne semble à première vue. Finalement, Montpellier a 139.013 logements dont la moyenne dispose de trois pièces où, vive les "moyennes", n'habitent que 1,9 personnes. Et juste 64 pour cent des Montpelliérains sont des locataires.

Montpellier, vue du Peyrou
Le Peyrou : vue sur Montpellier

En plus, selon les statistiques, les gens ne s'étouffent pas à Montpellier - sauf en mois d'août, mais le nombre des clims par rue n'a pas encore été établi - vu qu'il n'y en a que 3963 qui vivent sur le même kilomètre carré. Sur un mètre carré, on ne devrait donc découvrir que 0,004 personnes en même temps, en moyenne, bien sûr (chiffre correspondant à la situation un premier janvier, dix heures, à la place de la Comédie). Et toutes ces 0,004 personnes par mètre carré réparties sur la ville entière ont 662 hectares d'espace vert pour se promener après leur réveil - sous condition qu'ils ne parcourent pas les dix kilomètres qui les séparent de la mer.

À propos mer : qui a envie de réfléchir du prix d'un mètre carré un matin de nouvel an, quand il fait si beau ? Et qui à Montpellier a envie de se plaindre, avec 2618 heures d'ensoleillement par an, 7 heures et 22 minutes par jour - comparées à une moyenne nationale d'uniquement 1973 heures par an ou 4 heures 46 minutes par jour ? Et pour ceux qui, après leur promenade à la mer veulent se montrer courageux et prendre le vélo : la ville de Montpellier est située sur une altitude "considérable" de deux mètres. - D'ailleurs, pour ceux qui ont envie de louer un vélo - il y a 1000 vélos dans l'Agglo, repartis sur 50 vélostations...
Photos et texte : copyright Doris Kneller

lundi 28 décembre 2009

Culture à Montpellier : entre Comédie des livres et Festival de Radio France

Livres, cinéma, théâtre - Montpellier et son Agglo face à la culture

Montpellier, la Région
La Région : culture à Montpellier

Fin de l'année, époque des comptes rendus, des promesses et des bonnes intentions - notamment des promesses et des bonnes intentions que l'État prononce par rapport aux désirs de ses protégés. Et, déjà, l'année s'annonce bien pour Montpellier et son Agglo ou, au moins, pour les amateurs de livres ou, plutôt, pour ceux qui les vendent... Car les librairies de Montpellier et de son Agglo n'auront pas à payer la taxe professionnelle 2009. Une bonne nouvelle pour leurs propriétaires. Personne, toutefois, n'a dit que cela s'appliquerait aussi aux éditeurs installés à Montpellier. Et personne, non plus, n'a parlé d'un impact de la mesure sur le prix des livres...

Brigitte Choplain à l'orgue de BarbarieMais on ne peut pas avoir tout, et un soutien des librairies, cela n'est déjà pas mal. Et en plus, il y a les subventions pour montrer, à quel point Montpellier est proche de sa culture. Ainsi, selon un article de Midi Libre, le "Festival de Radio France à Montpellier" reçoit 300.000 € de subventions. En contrepartie, il ouvre les portes d'une grande série de concerts aux chômeurs et autres personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas payer, organise une semaine de table ronde philosophique gratuite pour le public et programme plusieurs semaines de films, également gratuits.

Montpellier : Brigitte Choplain et son orgue de Barbarie

Le "Festival Montpellier Danse" qui, également, propose quelques manifestations gratuites, pense toutefois dans des chiffres différents : 1.219.600 € pour la danse à Montpellier. Une somme qui est bien plus large que celle adjugée au Théâtre des Treize-Vents et son nouveau directeur Jean-Marie Besset : le Centre dramatique national de Montpellier doit se débrouiller avec le chiffre (presque) magique de 750.750 €.

Mais Montpellier et son Agglo n'oublient pas non plus des manifestations un peu moins connues : le "Printemps des Comédiens", un "must" pour les Montpelliérains mais peut-être pas encore pour tous ses visiteurs est soutenu avec 400.000 € tandis que l'Opera junior de Vladimir Kojoukharov, cette institution si efficace pour rapprocher la jeunesse de la musique classique, n'est pas oublié non plus : il reçoit 80.000 €

Théâtre ou pas théâtre, cela n'est peut-être pas la question, mais pour ceux qui préfèrent le cinéma, les 400.000 € accordés au Festival international du cinéma méditerranéen sont certainement un bon investissement. Et puis, il reste tous ces autres théâtres, festivals et autres Club de la Presse a qui on a également pensé...

Corum, MontpellierEn tout, 13 867 650 € pour la culture - chapeau Montpellier et son Agglo. Toutefois - la distribution de cette somme est-elle toujours juste ? Certainement pas. Pleins d'associations qui font du bon travail sont oubliés ou presque. Mais qui est à blâmer ? Qui s'investisse pour montrer aux responsables dans quels profondeurs de Montpellier se cache une partie de notre valeur culturelle ? - Une tâche à suivre...

Le Corum, la culture à Montpellier

Mais l'argent n'est pas tout et les livres, sans doute, sont plus importants : et qui dit nouvel an dit aussi fin de la saison, bientôt, dans quelques mois. Et fin de la saison, à Montpellier, c'est la Comédie des livres sur la place de la Comédie. Cette année-ci, la vedette n'est pas accordée à un pays européen, ni asiatique. Cette année-ci, le comité de la Comédie a fait un choix qui plaît beaucoup au président de l'Agglo, George Frêche : Les États-Unis.

Photos et texte : copyright Doris Kneller